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8. « Dicto quodcumquc in buccam venerit », xxvi, 400 ; xxv, 1118 et alibi.
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surtout défendue par saint Ghrysostome, que le dissentiment entre saint Pierre et saint Paul n'avait été qu'une feinte, une comédie arrangée entre les deux acteurs: saint Pierre s'était conduit extérieurement comme s'il avait cru au caractère obligatoire des observations légales, pour donner occasion à saint Paul de le reprendre publiquement — c'était son rôle convenu, xxcà icpéwxov — et de faire connaître ainsi à tous la vérité. Saint Augustin, dans plusieurs lettres, chercha à démontrer qu'une telle exégèse minait toute l'autorité de l'Ecriture Sainte et patronnait la dissimulation et la ruse. Il semble bien que saint Jérôme reconnut dans la suite (1) la justesse de ces critiques.
VI. Ecrits historiques. — Jérôme s'exerça de très bonne heure dans le genre historique. En tête de l'autobibliographie déjà mentionnée (2) se trouve la Vie de saint Paul de Thèbes, Vita Pauli monachi (3), légende qui avait déjà passé par beaucoup de bouches, présentée dans la forme la plus populaire. Ce travail doit être environ de l'an 376. Vers 391 Jérôme écrivit deux autres Vies de saints, la courte Vita Malchi captioi monachi (4), où il fait raconter à un moine du désert de Gbalcis ses aventures ainsi qu'il en avait en effet entendu le récit de sa bouche, et la Vita beati Bilarionis (5), l'histoire du premier solitaire de la Palestine (f 371,>, composée d'après la tradition orale et les documents écrits, et qui mérite déjà le nom de biographie.
Jérôme n'a jamais exécuté le plan exposé dans la Vita Malchi (6), d'écrire une Histoire de l'Eglise, depuis les Apôtres jusqu'à son époque, en vies de saints et de mar-