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ftg0 DEUXIÈME PÉRIODE. — AUTEURS LATINS
tyrs. Le Martyrologe dit Hièronymien (i) n'est pas de# saint Jérôme. Une partie de ce catalogue, ou peut-être un recension, remonte au commencement du iv* siècle. Les manuscrits aujourd'hui connus, tous d'origine franque ou anglo-saxonne, dérivent sans exception d'un seul codex, écrit à Auxerre vers la fin du vr siècle, amalgame de divers calendriers ou matyrologes anciens.
Il faut signaler plusieurs notices nécrologiques sur des amis — des « épitaphes » comme les appelle l'auteur — en forme de lettres, notamment sur Népotien (2), sur Paula (3), sur Marcella (4), tous écrits qui, comme les vies de saints sus-mentionnées, servirent souvent de modèles aux hagiographes et légendaires du moyen-âge.
Bien plus grande est la portée de deux autres ouvrages, datés l'un de Gonstantinople vers l'an 380, l'autre de Bethléem et de l'an 392, savoir la traduction, pour certaines parties le remaniement et la continuation, des tables chronologiques qui formaient la seconde partie de la Chronique d'Eusèbe(5), et le De viris illustribus (6). Il a été question du De viris dans notre Introduction (7). Par ses Tables Jérôme dotait l'Occident d'un sommaire chronologique de l'histoire tout entière, travail qui, à la vérité, ne répondrait pas aux exigences actuelles en ce genre, mais qui constituait pour l'époque un inappréciable secours en toute sorte d'études historiques. C'était surtout le supplément hièronymien des Tables d'Eusèbe, allant de 326 à 379, — au reste, vraie bigarrure d'indications historiques, où les faits sans importance tiennent la même place que les plus graves