‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 292 sur 374 · xxiii · texte numérisé non relu

xxiii

sans un peu d'exagération, la prééminence de dignité et de mérite du célibat sur le mariage. Le deuxième livre combat les thèses de Jovinien, l'impeccabilité du baptisé, l'inutilité du jeûne, l'égalité de la récompense céleste pour tous les vrais chrétiens.

L'écrit Contra Joannem Hieroslymitanum (1), de l'an 396, les deux livres de YApologia adv. libros Rufini (2), de Tan 402, bientôt suivis d'un Liber tertius seu ultima res* ponsio adv. scripta Iiufini(3)f sont de tristes fruits des dissensions origénistes ; il y a là bien des pages dictées par une animosité personnelle.

Dans le court écrit Contra Vigilantium (4), composé en une seule nuit, l'an 406, Jérôme justifiait le culte rendu par l'Eglise aux martyrs et aux autres saints, la pauvreté volontaire des moines et le célibat des clercs.

Enfin, aux derniers jours de Tan 415, il descendait une fois encore dans la lice, comme champion delà doctrine de l'Eglise sur la grâce. Le Dialogus contra Pelagianos (5) en trois livres est justement vanté, surtout au point de vue de la forme.

Vin. Lettres. — Déjà le moyen âge, entre tous les écrits de saint Jérôme, goûtait tout particulièrement ses lettres. De fait, par leur contenu comme par leur style, elles sont extraordinairement attrayantes et attachantes. Jérôme use souvent de la lettre comme du moyen le plus à portée pour exposer sa pensée ; même pour des dissertations complètes il adopte volontiers la forme épistolaire. Des lettres au sens ordinaire du mot, d'après son propre témoignage, du moins pendant quelque temps, il en écrivait

i. xxiii, 355-396.

Page 1