‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 293 sur 374 · xxiii · texte numérisé non relu

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journellement. Dans le catalogue de ses œuvres en 392(1), il mentionne en particulier un certain nombre d'épîtres, qu'il juge pour une raison ou pour une autre d'un plus grand intérêt; telles ÂdHeliodorum exhortatoria, De Seraphim, etc. ; il signale aussi deux recueils déjà existants de ses lettres, Epislolarum ad diversos liber unus> Ad Marcellam Epistolarum liber unus : « Quant aux lettres à Paula et à Eustochium, ajoute-il, comme c'est une correspondance de tous les jours le nombre en est inconnu ».

Près de cent-vingt lettres sont parvenues jusqu'à nous. Ces lettres, qui reflètent la vie de l'auteur dans les conjonctures les plus diverses, qui sont adressées à toute sorte de personnes, qui traitent des sujets les plus variés, se répartissent sur un espace d'un demi -siècle: riche et fidèle tableau de la situation de l'Eglise à l'époque. Ajoutez que, tandis que la plupart des écrits de notre saint portent, sous bien des rapports, les marques très visibles d'une composition hâtive, beaucoup de ses lettres, au contraire, sont manifestement travaillées avec beaucoup de soin, quelquefois même, surtout dans les premières années, pèchent par la recherche de l'effet. Son sentiment du beau, son goût d'élégance, son originalité et sa souplesse d'expression, son don de peindre d'un trait vif et brillant, en un mot son grand talent d'écrivain est tout entier dans cette correspondance.

Nous avons indiqué déjà (2) deux groupes de lettres, les lettres exégétiques et les lettres nécrologiques. On peut distinguer encore la série ascétique, exhortations à la vie religieuse ou directions pour y vivre saintement. Plusieurs de ces lettres étaient destinées dès le principe, non à celuilà seul dont elles portent le nom, mais au public le plus étendu possible ; elles furent reçues aussitôt avec admira-

i. De viris, 135.

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