‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 294 sur 374 · Supra, v et yi · texte numérisé non relu

Supra, v et yi

tion dans les cercles pieux, et depuis elles ont toujours occupé un rang d'honneur dans le trésor des lectures édifiantes. Dans la lettre 14e (1), l'auteur conjure Héliodore, son intime ami, de revenir au désert de Chalcis, qu'il avait abandonné ; dans la 22e (2), il exhorte Eustochium à poursuivre fidèlement et vaillamment l'idéal de la vierge consacrée à Dieu ; dans la 52e (3), il instruit à fond le jeune prêtre Népotien, qui l'en avait prié, des moyens d'atteindre et de garder la sainteté de vie convenable à son état . On peut joindre à cette classe de lettres, la traduction de 'a règle monastique de saint Pacôme, faite pour Eustochium, peu après la mort de Paula (26 janvier 404), avec quelques lettres de Pacôme et de Théodore (4).

IX. Saint Jérôme comme savant. — Jérôme est du nombre des Pères décorés du titre de Docteun de l Eglise. En tant que ce nom est la reconnaissance d'une science éminente, nul d'entre les Pères n'y saurait avoir plus de droit. Dès son vivant il fut célébré comme le plus grand iroXu(<rcu>p de son temps. D'après Orose (5), tout l'Occident attendait la parole du solitaire de Bethléem comme la toison desséchée la rosée du ciel; au dire de Jean Gassien (6), les écrits de ce simple prêtre brillaient dans le monde entier comme des flambeaux divins. Sulpice Sévère (7) en donne la raison : Jérôme est si versé, non seulement dans les lettres latines et grecques, mais encore dans les hébraïques, que nul n'oserait se comparer à lui en n'importe quelle science. Et saint Augustin (8) peut rendre ce té* moignage que Jérôme a lu « tous ou presque tous » les

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