‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 297 sur 374 · Dial.% i · texte numérisé non relu

Dial.% i

A. Cf. Supra, n.

5. In Jerem% 1, xvm, et suiv. : « Ita liber tas arbitrii reservanda est, ut &

contre les Pélagiens « d'une merveilleuse beauté (i) ». Hydace célèbre comme un mérite singulier de Jérôme et un digne couronnement de sa vie «d'avoir écrasé avec le marteau d'acier de la vérité la secte pélagienne et son auteur (2). »

Il faut reconnaître cependant que les écrits de saint Jérôme contre les Pélagiens restent bien au-dessous de ceux de saint Augustin pour la valeur théologique, comme en général, l'évêque d'Hippone, pour la profondeur, la sûreté et l'originalité de la pensée, l'emporte de beaucoup sur le solitaire de Bethléem, en qui le spéculatif n'était certes pas à la hauteur de l'érudit. Aussi saint Jérôme n'exerçat-il en rien sur le développement théologique une influence comparable à celle de saint Augustin.

Entre les dogmes dont il rend témoignage, de tout temps on a particulièrement remarqué la règle même de la foi catholique, qu'il accentue fortement. Les thèses de l'enseignement de l'Eglise, source prochaine de la foi, du successeur de Pierre, investi du pouvoir doctrinal dans l'Eglise, n'eurent point dans l'antiquité de représentant plus décidé que saint Jérôme. Du désert de Chalchis, il écrit au pape Damase, vers 378 : « Tandis que les enfants prodigues ont dissipé leur patrimoine, chez vous seuls, apu<l vos solos, l'héritage des pères est conservé intact... ne suivant nul premier, nullwn primum, que Jésus-Christ, je m'unis de communion à ta béatitude, c'est-à-dire à la

omnibus excellât graUa largitoris > : Migre, xxiv, 796. In Jer., xxiv, 1 et suiv. : « non solum opéra sed et voluntas nostra Dei nititnr auxilio » : xxiv, 833. In Jer.t xxxi, 18-19 : « Hoc ipsum quod agimuspœmtentiam, nisi nos Domraus ante converterit, nequaquam implere valemus » : xxnr, 873 ; passage qui en explique un autre sur Jerem,t m, 21-22 : « Quamvis enim propria voluntale ad Dominum revertamur, tamen niai ille nos tr&xerit et cupiditatem nostram suo roboraverit prœsidio, salvi esse non poterinras » : xxiv, 705.

1. Cité par saint Augustin, Op. imptrf. contra Julian., iy, 88: xly, 1389.

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