‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 300 sur 374 · Dial. contra Pela g. , prcef. : xxiii · texte numérisé non relu

Dial. contra Pela g. , prcef. : xxiii

lai. ltal.t i, 66. Cf. 90, 278. Quel juee-uns des écrits de saint Jérôme furent, du vivant de l'auteur, traduits en grec par son ami Sephrooius. De viris, 134. Cf. Supra, § 2, i. Ilatougutts a donné en français un atuple recueil d'écrits et de fragments : Œuvres de saint Jérôme, Paris, 1858, in-8° de xxxn-684pages.il existe aussi des recueils allemands et anglais.

XIII. Editions spéciales ; traductions ; études. — Version de la Bible. — Le plus important manuscrit de la version de saint Jérôme est le Codex Amiatinus de laLaorentiana de Florence. Ecrit en Angleterre entre les années 600 et 716, il fut offert au siège apostolique par l'abbé Ceolfrid (f 25 septembre 716). G. B. de Rossi, La Bibbia offeria da Ceolfrido abbaie al sepolcro di S. Pietro, Rome, 1887, in-f°, 22 pa^es. Littérature sur le codex Amiatinus dans Gregory, Prolégomènes du Novum Testamcntum de Tischendorf, édit. 8* critica major, Leipz., 1884- 1895, p. 983 985.

Le Nouveau Testament fut publié d'après ce manuscrit par Tischendorf, Leipz., 1850, 1851, l'Ancien Testament par Heyse et Tischendorf, Leipz., 1873. Le codex. Fuldensis, originaire de Capoue vers 545, ne contenant que le Nouveau Testament, a été publié par Ranke avec une grande exactitude : Codex Futdensis. Nov. Testamentum latine interprète Hieranymo ex manuscripto Vietoris Capuani, Marbourg et Leipz., 1868, in-8*. Cf. Supra, § 17, vi. — Riggenbach, La division en chapitres à l'Ep. aux Rom. et de L'Ep. aux Hébreux, selon le codex Fuldensis, dans les Noue, annales de ThéoL ail., t. III (1894), p. 350-364. — Word*worth et White ont entrepris, après avoir collalionné de nombreux manuscrits, une édition critique du Nouveau Testament selon la révision de saint Jérôme : Novum Testamentum D. N. Jesu Christi latine secundum editionem S. Hieronymi, Pars I, fasc. i : Evang. sec, Matthœum, Oxford, 1889, in-4° ; fasc. 2 : Evang. sec. Marcum, 1891; fasc. 3 : Evang. sec. Lucam, £893. — P. de Lagarde, Lu traduction hiérang mienne de la version grecque de Job, dans les Communications, I. H> Qœttihgiie, 1887, p*. 189-237. — Caepari, Le livre de Job (i, i-38, 16) dans la traduction ktereny mienne de ha version alexandrine d'après un m*" nmerit de S. Gall, du vm« siècle. Christiania, 1893, in-8*. — Cf. Le même dans tes Actes du VUE* csngrès wèernaL. des Orientalistes à Stoekholm^ part. II, 1806, p. 37 -5i. — La meilleure édition du psautier, qai ne fat jamaie introduit dans la liturgie, est celle de Lagarde, PsaUermm ;'«*** Habrstos Hieronymi e récognition*, Leipz., 1874, in -8*. En même temps Tischendorf joignit eette version à la 2* édit.* du leste raasorétique de» Psaumes par Baer et Deiihwch : Liber Psalmorum hebraicus atque W* ab Hieronymo ex Uebrœo conversas, Leipz., 1874, in*8°. — P. de Lagarde, Essai d'une nouvelle édition des versions latines de V Ancien Testamentt

Gœttingue, 1885, in-4°. (Il donne les ps. 1-17 d'après 26 manuscrits). Cf. Ehrensberger, Psalterium vêtus et les psautiers de saint Jérôme, ps. 1- 17, Tauberbiachofsheim, 1887, in-4°.

Sur les principes qui guidaient saint Jérôme dans sa traduction» v. G. Iloberg, De S. Hieronymi rations interprelandi, Bonn, 1886, iii-8p (39 pages). — La littérature sur la version de saint Jérôme et sur la Vu 1 gâte d'aujourd'hui se trouve dans les Manuels d'introduction à l'Ecriture Sainte. Il suffit de nommer ici Kaulen, Histoire de la Vulgate, Mayence, 1868, in-8° ; — Le même, Manuel de la Vulgate. Le caractère du latin de la Vulgate, systématiquement exposé, Mayence, 1870, in -8°. — Roanscb, L'itala et la Vulgate. L'idiome de l'Uala du christianisme primitif et de la Vulgate catholique, Marbourg, 1869, in-8% 2° éd., 1874. -- Ziegler, Les versions latines de la Bible avant S. Jérôme et Vllala de S. Augustin, Munich, 1879, in- 4°. — Nestlé, Jubilé de la Bible latine, le 9 novembre 1892, Tubingue, 1892, in-8°. — S. Berger, Histoire de la Vulgate pendant les premiers siècles du moyen âge. Mémoire couronné par l'Institut, Paris, 1893, in-8°. Cf. Rottmanner, Sur l'histoire de la Vulgate, dans les Feuilles historiques et politiques, t. GXIV (1894), p. 31- 38, 101-108. — Dobschuetz, Etudes de critique textuelle sur la Vulgate, Leipzig, 1894, in-8°.

Autres travaux ex égé tiques. Onomastica sacra. P. de Lagarde (éd. Gœttingue, 1870), 2» éd., Gœtt., 1887, p. 25-116 : Hieronymi, Liber interprétations hebraicorum nominum, p. 1 1 7-190 : Hieronymi, De situ et nominibus locorum Hebraicorum liber. Ce dernier écrit aussi dans l'édition de YOnomasticon d'Eusèbe par Larsow et Parthey (Supra, § 44, viii). Littérature Bur le De situ et nominibus loc. Hebr., dans Rœhricht, Biblioth. geographÀca Palestinœ, Berlin, 1800, in-8°, p. 4-5. Cf. p. 663. — Hieronymi, Quœstiones Hebraicœ in libro Geneseos e recognit. P. de Lagarde, Leipz., 4868, in-8°.

Le commentaire du donatiste Tichonius sur l'Apocalypse, base et source du commentaire de saint Jérôme, est perdu ; mais la majeure partie en pourrait être restituée par voie d'extraits des commentateurs postérieurs, qui se sont inspirés de Tichonius plus que de nul autre. Tel surtout le commentaire de Beatus de Libana, composé en 784.

C'est à tort qu'on a attribué à Tichonius une œuvre qui porte, à tort aussi, le nom de saint Augustin, Expositio in Apocalypsim B. Johannis, en 19 homélies : Migne, xxzv, 2417-2452. Y. pour plus de détails Baussleiter, Les commentaires de Victorin, de Tichonius et de saint Jérôme sur l'Aopealypse, dans la Revue de science et de vie ecclés., t. VII (1886), p. 239*257. Cf. les études de Haussleiter (citées Infra, § 92, vu) sur Primaaiu8 d'Adrumète et sur l'ApocalyBe latine de l'ancienne Eglise

d'Afrique. M. Th. James a fait connaître un manuscrit, du xii» an xni« sièole, de cette Expositio pseudo-auguslinienne, Pseudo-Augustinc on the Apocalypse, dans la Classical Review, t. III (1889), p. 222.

On possède de Tiohonius le Liber de septetn regulis (Migne, iviu, 15- 16; cf. Pitra, Spicil. Solesm., i, 294-295), où il développe sept règles pour l'intelligence des passages scripturaires, difficiles à cause des figures qu'ils renferment. Saint Augustin en a inséré une rédaction plus brève dans son De doctrina christiana, m, 30-37 (Migne, xxxiv, 84-90.) — Sur Tichonius et ses éorils, v. Gennade, De Viris UL, 18 (Migne, lviii, 1071-1072) et la littérature dans Chevalier, Répertoire, 2224.

V Expositio interlinearis libri Job (Migne, xxm, 1407-1470) porte sans raiBon le nom de saint Jérôme ; elle semble avoir été composée par le prêtre Philippe, disciple de saint Jérôme (optimus auditor, dit Gennade, De Virii UL ,62), remaniée et développée par Bèdele Vénérable. Cf. Zoeckler, Jérôme, Gotha, 1865, p. 471. Sur un autre apocryphe, les Corn» meniarii in epistolas S. Pauli (Migne, xxx, 645-902), v. Infra, § 76, xvi.

Gomme contributions à l'appréciation des écrits exégétiques de saint Jérôme : Rahmer, Les traditions hébraïques dans les œuvres de saint Jérôme. Examen critique par la comparaison avec Us sources juioes, I" partie. Les Quœsliones in Genesim, Breslau, 1861, in-8° (73 pages). La IIe partie, qui devait traiter des commentaires, mais qui ne dépasse pas le commentaire sur le prophète Osée, a paru dans la Revue mensuelle historique et scientiquedu Judaïsme, 1865.1867.1868. — Siegfried, Le Midrasch comparé à saint Jérôme et au Pseudo- Jérôme, dans les Annales de théoL protest., t. IX (1883), p. 346-352. — Le même, La prononciation de l'hébreu dans saint Jérôme : Revue de la science de VAnc. lestam., t. IV (1884), p. 34-83. — Nowack, L'importance de saint Jérôme pour la critique textuelle de VAnc. Testament, Gœttingue, 1875, in-8% xi-55 pages. — Mœhler, Mélanges, Ratisb., 1839-1840, î, 1-18 : « Différent entre saint Jérôme et saint Augustin sur Gai., u, 14 ». Cf. Overbeck, Sur la manière d'entendre la dispute de saint Pierre et de saint Paul à Aniioche (Gai. n,ll et suiv.) dans les Pères de ÏEglisc,Bk\e, 1877, in-4° (73 pages). — Rœhrich, Essai sur saint Jérôme exégète, Genève, 1891,in-8°.

XIV. Editions spéciales ; traductions ; travaux {suite). - Ecrits historiques. — Schœne, au t. II de son édition de la Chronique d'Eusèbe, donne la version de saint Jérôme « e libris manuscriptis ». CU supra, § 44, vu. — Hermann, Disputatio de scriptoribus illustribus quorum tempora Hieronymus ad Eusebii Chronica annotavit, Gœttingue, 1848, in-4°. — Schœne, Quœstionum Hieronymianarum capita selecta, Berlin1 1864, in-8° ; a paru aussi comme préface dans l'édition déjà mention-

née de la version de la Chronique par saint Jérôme, p. 7-42. — Sur la tradition manuscrite de la Chronique, cf. Mommsen, Le plus ancien roanuscrit de la Chronique de saint Jérôme, dans VHermès, t. XXIV (1889), p. 393-401 ; — Hardy, The Bodleian M S. of Jérôme* s Eusebian chronicle, dans le Journal of Philology, t. XVIII (1890), p. 277-287.

Sur le De Viris illustribus, v. Supra, § 2, i. Israël, La vita S. Hilarionis de S. Jérôme, comme source sur les origines du monachisme. Examen critique, dans la Revue de théol. scientif., t. XXIII (1880), p. 129-165 (D'après Pau leur le dit écrit « doit être absolument rejeté comme source sur les débuis du monachisme », p. 165). Son hypercritique est réfutée par Zœckler, Hilarion de Gaza. Un sauvetage, dans les Nouvelles Annales de théol. allemande, t. III (1894), p. 146-178.

Les Bollandistes, t. XIII, Paris, 1883, ont imprimé, p. 1 et suiv., avec une grande exactitude diplomatique, un manuscrit bernois du martyriologium Hieronymianum — paru aussi à part. MM. de Rossi et Duchesne ont donné de ce Martyrologe une nouvelle édition très remarquable, Bruxelles, 1894, in-f°, -lxxxii, 196 pages. Cf. L. Duchesne, Les Sources du Martyrologe Hiéronymien, avec préface de M. J. B. de Rossi. Extrait des Mélanges d'archéol. et d'histoire, Rome, 1885, in-8°.

Ecrits dogmatiques et polémiques. UAdv. Helvidium se trouve dans les SS. Patrum opusc. sel., de Hurter, sér. i, t. XII. Une analyse approfondie et uue appréciation excellente de cet écril dans Lehner, Le culte de Marie dans les premiers siècles, 2° éd., p. 104-112. — Schmidt, Vigilantius dans ses rapports avec S. Jérôme et la doctrine de l Eglise de son temps, Munster, 1860, in-8°. — Belling, Sur Jovinien, dans la Revue d'hist. eccl., t. IX (1887-1888), p. 391-404 (sur la thèse de Jovinien de l'impeccabililé des baptisés). — L'apocryphe Indiculus de hmresibus a été réédité par GEhler, dans le Corpus hœreseologicum, t. I, Berlin, 1856, p. 181-300. Cf. p. 12-14.

Lettres. La leltre 33, ad Paulam, de Varronis et Origenis operum indice, dont les éditions ne donnent qu'un fragment, a été presque complètement restituée par Pitra, Spicileg. Solesm., m, 311-317. La 46e, ad Marcellam, de sanctis locis, qui, d'après la suscription, est de Paula et d'Eustochium, a été insérée par Tobler et Molinier, dans les Itinera Hierosolymilana et descriptiones Terrx Sanclœ, i, Genève, 1879, in-4°, p. 41-47. La Peregrinatio S. Paulœ, qu'on y trouve aussi, p. 27-40, est prise de VEp. 108, ad Eustochium, Epitaphium Paulœ matris. Littérature sur les deux Lettres 46 et 108, dans Rœhricht, Biblioth. geograph. Palxstinx, Berlin, 4890, p. 5.6.7. Cf. p. 663. Les deux lettres Ad amicum xgrotum, données comme apocryphes par les éditeurs (Migne, xxx, 61- 104), sont défendues comme authentiques par Paucker, dans la Revue

pour les gymnases d'Autriche, t. XXXI (1880), p. 891-895. Dom Morin a pris de même la défense de VEp. ad Praesidium, de cereo paachali (Mipae, xxx, 182-188), qui a longtemps paseé pour apocryphe : On écrit méconnu de S. Jérôme, dans la Revue Bénédictine, t. VIII (1891), p. 20- 27 ; La lettre de S. Jérôme sur le cierge pascal. Réponse à quelques difficultés de M. l'abbé Duchetne, Ibid., t. IX (1892), p. 392-397. Sur la lettre ou traité apocryphe De septem ordinibus Bcclesix (Migne, xxx, 148» 162), v. Infra, § 87, ni. Ilurter donne un choix de lettres ckt saint Jérôme, dans ses Opu$cula, série i, t. II. Schubach, Sur les lettres de S. Jérôme comme sources hiotoriques pour le ivc et le y9 siècle et comme lectures édifiantes, Coblence, 1855, in- 4°.

XV. Ecrits sur saint Jérôme. — Collombet, Histoire de S. Jérôme, père de V Eglise au iv« siècle ; sa vie* ses écrits et ses doctrines, Paris et Lyon, 1844, 2 vol. in-8°. — Zœckler, Jérôme. Tableau de sa vie et de ses travaux d'après ses écrits. Gotha, 1865, in-8°, xn, 476 pages. — Àm. Thierry, S. Jérôme, la société chrétienne à Rome et lré migration romaine en Terre-Sainte, Paria, 1867, 2 vol. in-8° ; nouv. éd. refondue, 1875 ; 3«éd., 1876. — Edw. L. Cutts, 5. Jérôme, Londres, 1878, ia-8*.— C. Martin, Life of S. Jérôme, Londres, 1888, in-8*. — IHuum Rieron. oppido Stridonis in regione interamna (Murakœz) Hungariae omno 331 p. Ckr. natum esse propugnat, J. Danko, Mayence, 1874, in-4% 87 pages.— Laebeck, Hier on. quos novtrit scriptores et ex quibus liauserit, Leipz.9 1872, in-8o (U s'agit des écrivains profanes grecs et latins). — Paucker, De latinitate B. Hier on., observationes ad nominum verborumque nsum pertinentes, Berlin, 1870, in-8* ; éd., avec Index, 1889. — Le même, D* particularum quarumdam in latinitate Hier, urn, dans le Musée rhénan du philol.y t. XXXVII (1882), p. 556-566. — Gœlzer, Etude lexkogr. et grammat. de la latinité de S. Jérôme, Paris, 1884, iu-8°, xïi, 472 pag«*.

— Kœnig, Le prêtre cathol. il y a quinze cents ans. Prêtre et saeerd^ei selon S. Jérôme, Breslau, 1890, in-8*. — Krauss, The Jews in thé works of the Church Fathers, vi. Jérôme, dans la Jeiuish quaterly Review, t. VI (1894), p. 225-261. — Lagrange, Histoire de S. Paule, Paria, 1867, M*.

— A. Largent, S. Jérôme, Paris, 1898. — Littérature plus complu dans Engelm&nn, Biblioth. script, class. (8) u, 275-272, et dans Chevalier, Répertoire, 1263 1265. 2689.

I. Vie de saint Augustin jusqu'à son baptême (354-387). — Aurelius Augustinus naquit le 13 novembre 354, à Tagaste, ville peu considérable de la Numidie (1). Son père Patrice, un des notables delà cité, était païen; il n'embrassa le christianisme que peu avant de mourir (371). Sa mère Monique, au contraire, issue d'une famille chrétienne, était un modèle achevé de toutes les vertus du christianisme.

Augustin a lui-même écrit tout au long, dans les neuf premiers livres de ses Confessions (2), l'histoire de son développement intellectuel et moral depuis sa première enfance jusqu'à la mort de sa mère (387). Dès l'école de Tagaste le jeune Augustin annonçait d'extraordinaires talents. Son père, qui le destinait à la carrière de rhéteur, Tenvoya, au prix de grands sacrifices, continuer ses études d'abord à la ville voisine de Madaure, plus tard (37!) aux grandes écoles de Garthage. Nature de feu, très ouvert aux impressions des sens, Augustin y succomba à une passion dont il devait porter pendant seize ans la chaîne : une concubine lui donna un fils, Adéodat (372).

11 avait dix-neuf ans, lorsque la lecture de Y Hortensias de Cicéron le saisit puissamment et le remplit d'un ardent amour pour la beauté immortelle de la sagesse (373). Une seule chose troublait son enthousiasme et sa reconnaissance pour ce livre ; c'était de n'y pas trouver le nom de

1. Sod emplacement est marqua par les ruines do Souk-Arras, à mi-chemin des ruines de Carthngc et de celles d'IIippone.

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