‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 303 sur 374 · Conf.9 ne · texte numérisé non relu

Conf.9 ne

restres étaient brisés, tous les doutes évanouis. Le calme et la paix étaient entrés dans son âme.

Peu de semaines après, aux vacances des vendanges, il renonça à sa chaire et avec sa mère, qui avait traversé !a Méditerranée à la poursuite de l'égaré, avec son fils Adéodat et quelques amis choisis, il se retira à Cassiciacum, une campagne des environs de Milan, pour s'y préparer au sacrement de la régénération. Dans la nuit du 24 au 25 avril 387, il fut baptisé à Milan par saint Ambroise, avec son fils et son ami Alype. Quelques mois plus tard, il dit adieu à Milan pour retourner en Afrique. Dans la ville maritime d'Ostie, Monique acheva sa course terrestre. Après treize ans le souvenir de sa mort remplira encore le cœur de son fils d'un sentiment mélancolique et doux, et la bouche d'Augustin débordera de louanges et d'actions de grâces. Cette mère ne Tavait-elle pas enfanté deux fois, et

pour la vie du temps et pour la vie de l'éternité (1) ?

II. Vie de saint Augustin depuis son baptême (387-430). — La mort de sa mère retarda le retour d'Augustin en Afrique. Il demeura près d'un an à Rome, livré à l'étude, et n'aborda à Carthage qu'au cours de l'automne 388. La suite de sa vie nous est racontée par son élève et ami Possidius, évêque de Galame, dont la Vita S. Augustini (2); écrite vers 432, prend l'histoire du grand docteur là même où s'arrêtent les Confessions.

Avec un petit nombre d'amis et de disciples Auguste se retira dans un modique domaine qu'il possédait près de Tagaste. 11 y formait avec ses compagnons de solitude comme une communauté religieuse, toute vouée à la méditation et aux études. Pendant cette retraite, qui dura près de trois ans (3), il eut la douleur de perdre Adéodat.

i. « Me parturivit et carne, ut in hanc temporalem, et corde, ut in ©tcrno lucem renascerer. » Conf., ix, v, 8.

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