‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 307 sur 374 · Migre, xlvi · texte numérisé non relu

Migre, xlvi

page : « Vous nous avez créés pour vous (Seigneur) et notre cœur est toujours agité jusqu'à ce qu'il trouve en vous son repos (1). » Ces livres déroulent l'histoire complète du développement intellectuel et moral d'Augustin jusqu'à la mort de sa mère Monique, Tan 387 (2). Le dixième livre -veut montrer l'état d'âme de l'auteur au moment où il écrit ses Confessions (3). Les trois derniers enfin sont remplis de considérations sur le récit de la création dans la Genèse. Gomme forme, tout l'ouvrage est une effusion du cœur devant le Dieu qui sait tout ; le discours direct à Dieu se continue à travers tous les livres. Sur le contenu et le but, l'auteur plus tard s'exprimait comme suit : « Les treize livres de mes Confessions louent et de mes maux et de mes biens le Dieu juste et bon, et portent vers lui l'intelligence et le cœur de l'homme (4). » De cette note comme de maint passage de l'ouvrage même, il résulte qu'Augustin entendait ce titre de Confessions bien moins dans le sens d'aveux que dans celui de louanges.

Après les Rétractationes et les Confessions, le premier volume de l'édition bénédictine donne les travaux philosophiques de saint Augustin. Ce furent, en effet, ses premiers essais littéraires datant presque tous d'avant son baptême. Un écrit De apto et pulchro, de la période manichéenne et du temps qu'il professait la rhétorique à Carthage, est perdu. 11 en est parlé dans les Confessions (5).

Immédiatement après sa conversion, pendant sa retraite de Cassiciacum, près de Milan, Augustin écrivit trois livres Contra Academicos (6), réfutation du scepticisme

1. « Fecisti nos ad te et inquietam est cor nostram donec reqmescat m te. > Lib. I, c. i.

Page 1