Mighi, xxxn
de la nouvelle Académie (1), un dialogue De beata vita (2), pour démontrer que la vraie béatitude ne consiste que dans la connaissance de Dieu (3), un dialogue en deux livres, De ordine (4), traitant notamment de la place et de la signification du mal dans Tordre providentiel du monde (b), et deux livres de Soliloques (6) sur la recherche des vérités suprasensibles et particulièrement sur les preuves de l'immortalité de l'âme (7). Un ouvrage de piété fort répandu sous le même titre de Soliloques (S), bien que recommandé du nom de saint Augustin, n'est, en réalité, que du moyen âge. 11 faut en dire autant de deux autres écrits spirituels, les Medilationes (9) et le Manuale (10).
Rentré à Milan, Augustin, dans les premiers mois de 387, et avant son baptême, travailla à une suite des Soliloques — authentiques — (11), et entreprit une encyclopédie des sept arts libéraux (12). Mais cette suite des Soliloques, intitulée De immortalitale anima (13), resta elle-même une esquisse imparfaite, et l'encyclopédie ne fut que commencée. De la section De la Grammaire, seule achevée alors, il reste deux extraits (14). Augustin termina plus tard, en Afrique, la section de la Musique, ou du moins le chapitre du rythme : De musica libri sex (15). Les cinq