De civ. Deit i, 35 ; xi
montrent leur marche et leur progresses quatre derniers, K1X-XX1I, le terme qui les attend.
Cet ouvrage offre encore un intérêt tout particulier par la multitude des digressions historiques et archéologiques dans lesquelles Augustin prend surtout pour guides Cicéron, Varron et le travail de saint Jérôme sur la Chronique d'Eusèbe. Nous devons à l'étude sur l'antique mythologie, dans le VIe livre, une connaissance plus exacte de l'ouvrage aujourd'hui perdu, des Antiquitates rerunx humanarum el divinarum de Varron, qui servit de base à la critique de saint Augustin.
Le court écrit De divinatione dœmonum (1), composé entre 406 et 411, examine la question de la science que les démons peuvent avoir de l'avenir et compare leurs prédictions avec celles des prophètes divins (2). Le traité ou sermon Advenus Judœos (3) montre la justice de Dieu dans la réprobation des Juifs. Sur les écrits touchant les Manichéens, v. Infra, v.
Ecrits dogmatiques. — La seule exposition systématique du dogme catholique que nous ayons de la main d'Augustin, c'est Y Enchiridion ad Laurentium, sive de fide, spe et charitate liber unus (4), écrit vers 421. Laurentius, un laïque de Rome, avait demandé au saint évêque un abrégé de la doctrine de l'Eglise, comme un guide qu'il pût avoir toujours sous la main (5). L'écrit De doctrina christiana trouvera mieux sa place parmi les ouvrages d'exégèse (6), et celui De vera religione est principalement consacré à la réfutation du manichéisme (7). En 393, Augustin donna