it /., 1351-1444, dans une version latine
contre cette idée-mère, que « Dieu s'est incarné pour déifier l'homme », c'est-à-dire pour faire de l'homme l'enfant adoptif de Dieu (1). Avoir part au Fils, c'est, selon l'expression de l'Ecriture, avoir part à Dieu (2). Rédempteur, le Christ ne pouvait remplir sa tâche, sans, être un vrai Dieu. Si le Christ n'avait été par lui-même l'image substantielle du Père, s'il n'avait été Dieu que par emprunt et par participation, jamais il n'aurait pu déifier personne, n'étant lui-même qu'un être déifié. Qui n'a rien que par emprunt, ne saurait en effet rien communiquer aux autres ; car ce qu'il a, au lieu d'être à lui, reste la propriété du donateur, et l'aumône qu'il a reçue ne sert qu'à couvrir son indigence et son dénuement (3) ». « Faites du Fils une créature; l'homme demeure dans la mort, faute d'être uni à Dieu. Car une créature ne peut unira Dieu une créature, puisque sans une médiation elle ne peut être elle-même unie à Dieu, et jamais une créature ne peut être le salut de la création, puisqu'elle a besoin elle-même du salut (4). » Entre le créateur et la créature pas d'intermédiaire. La thèse d'Arius, que Dieu n'a pu se passer d'un intermédiaire pour créer le monde, est d'une fausseté manifeste. Dieu n'est ni trop faible pour produire toutes les créatures, ni trop superbe pour daigner de les appeler lui-même à la vie (5). Le Christ est donc vraiment
Dieu.
Dieu sans doute est un ; mais cette unité renferme une trinité. Il n'y a qu'une seule nature divine, avec trois personnes distinctes (6). Les termes de Père et de Fils sont corrélatifs (7). Or, le Fils n'a pas été tiré du néant, il n'a