‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 328 sur 374 · Supra, it · texte numérisé non relu

Supra, it

thentiques portant le titre de Quxstiones, sur diverses matières d'exégèse et de dogme.

Augustin demeura toujours étranger à l'hébreu (1). Plusieurs ont cru, prenant au mot la modestie du saint (2), qu'il ne savait pas non plus le grec ; mais cent autres passages prouvent péremptoirement qu'il lisait et comprenait les textes grecs, bien que avec quelque peine et en y mettant le temps. Il se servait généralement d'une version latine de la Bible, le plus souvent de Vltala, de temps immémorial en usage en Afrique, mais aussi déjà de la version nouvelle de saint Jérôme. Toutes les fois que la version latine lui parait défectueuse ou douteuse, il consulte le texte grec.

A l'herméneutique (3) Augustin demande avant tout qu'elle établisse le sens littéral. Dans les écrits exégétiques à tendance scientifique, il s'en tient à ce sens fondamental; dans les homélies, au contraire (4), il ne se sent vraiment chez lui que dans le libre champ de l'interprétation mystique et allégorique. A ses yeux l'Ancien Testament enseigne presque aussi clairement que le Nouveau l'ensemble du dogme et de la morale chrétienne, et les psaumes servent de textes à ses prédications non moins que les Evangiles.

Une idée toute particulière de saint Augustin c'est celle d'un prétendu « sens littéral multiple ». Il prétend ou soupçonne du moins que tout ce qu'on peut voir de vérité

1. Woerter (L'évolution intetl. d'Aur. Aug.% p. 8), soutient que S. Àug. savait l'hébreu (et le syriaque), bien que, par modestie, lui-même dise le contraire. Rottmanner (Revue trim. de thèol., 1895, p. 269-276) réfute cette opinion, mais prouve que l'évèque d'Hippone savait asses bien le punique, apparenté à l'hébreu. (X. du T.).

2. « Gnecw lingua» perparum assecutus sum et prope nihil. » Contra lilt. Petiliani, n, 13, 91 : xuu, 292. Cl. De trinitate, m, process. 1 : xui, 868.

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