De doctr. christ. * 1-ui
4. Bnerrat. in jm. et Tractât, in «r. Johann, el In êp. î Jok.
dans une proposition de l'Ecriture, l'auteur biblique ou le Saint-Esprit, en écrivant et en inspirant cette proposition, l'ont eu en vue (1). Cette théorie, qui n'irait à rien moins qu'à ruiner toute exégèse scientifique, est du reste présentée par Augustin lui-même comme lui étant personnelle et réellement différente de l'opinion régnante ; en nombre d'endroits l'auteur l'abandonne virtuellement.
En droit comme en fait Augustin voit la loi et la règle suprême de l'interprétation biblique dans l'enseignement de l'Eglise (2). 11 ne saurait y avoir autre chose dans l'Ecriture que la doctrine même de l'Eglise. « L'Ecriture ne commande qu'une chose, la charité; elle n'affirme qu'une chose, la foi catholique (3) ». L'hérétique est mauvais exégète par suite de son hérésie (4) ; il n'est pas hérétique par suite de sa mauvaise exégèse.
Augustin ne cesse d'insister sur le caractère inspiré et la canonicité des livres bibliques. 11 appuie tout particulièrement sur Tinerrance totale de l'Ecriture, surtout dans le De consensu evangelistarum et dans la controverse déjà mentionnée (5)avec saint Jérôme. C'est dans une lettre à ce Père qu'on lit ces mots souvent cités : « Admettez dans l'Ecriture Sainte un seul mensonge officieux, et pas une phrase du texte sacré ne reste à l'abri d'une interprétation semblable (6) ». Les inexactitudes apparentes de l'Ecri-
i. Conf. XII, 31, 42 : xxxu, 844. De doctr. christ., m, 27, 38 : xxxiv, 80.
2. « Consulat (interpres) regulam fidei quam de scripturarum planioribus loris et ecclesiœ auctoritate percepit ». De doctr. christ., m, 2, 2 : xxxiv, 651 « Quœrendi dubitatio catholicœ fidei metas non débet excedere ». De G eues i ad litt. imper /., i, i : xxxiv, 221.
3. Non autem prœcipit scriptura nisi caritatem... non autem asserit nisi catholicam fidem ». De doctr, christ., ni, 10, 15 : xxxiv, 71*