‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 333 sur 374 · MlOHB, XXKVUl-XXXl x · texte numérisé non relu

MlOHB, XXKVUl-XXXl x

Depuis l'édition bénédictine beaucoup d'autres sermons ont été publiés sous le nom de saint Augustin par Denis, Fontani, Frangipane, Caillau, Mai, Liverani, etc. On les trouve en partie dans Migne (1). Mais ces sermons nouveaux sont en très grande majorité ou décidément apocryphes ou du moins fort douteux.

Saint Augustin passe pour le plus grand prédicateur de tout TOccident dans l'antiquité. On aime à rapprocher de ce jugement de la postérité celui que l'auteur lui-même portait sur son œuvre oratoire : « Presque toujours, disait-il, mon discours me déplaît (2) ». Augustin aspire toujours à une expression meilleure, plus claire et plus adéquate ; la parole extérieure ne peut rendre pleinement ni ses pensées ni ses sentiments. Nous avons déjà mis en parallèle saint Augustin orateur avec saint Chrysostome (3). A comparer saint Augustin à lui-même, on constate que ses premiers discours sont plus périodiques et d'une phrase plus arrondie, les derniers plus précis, plus dialectiques, plus dédaigneux de toute parure.

Le recueil des lettres de saint Augustin au tome II de l'édition bénédictine (4) compte 270 numéros. Un fragment épistolaire, d'abord oublié, se trouve en appendice à la fin du tome 111 (5). De ces 270 lettres, 53 ne sont pas de saint Augustin, mais lui sont adressées, quelques-unes à des amis du saint. On trouve du reste des lettres un peu partout dans les œuvres de saint Augustin (6), comme aussi dans la série des lettres on rencontre des dissertations que l'auteur lui-même avait livrées au public (7). L'abbé

1. Les trouvailles de Denis, xlvi, 813-940, celles de Fontani, xlyiu, 113-1140, celles de Frangipane, xlvi, 939-1004.

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