‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 341 sur 374 · Cf. De trin., vm · texte numérisé non relu

Cf. De trin., vm

5. « Nostrum est considerare quibus velhominibnsvellibriscredendum sit». De vera relig., 25, 46.

6. « Nullus quippe crédit aliquid nisi prius cogitaverit esse credendum..

raison trouve les motifs d'assentiment dans le contenu de la révélation, comme dans les miracles et les prophéties (1). Lorsque la foi a saisi les vérités révélées, la raison cherche aies approfondir et à les comprendre le plus possible. Alors la foi précède l'intelligence, comme le déclarait déjà le prophète (2) : « Nisi credideritis non intelligetis (3). *> Dans l'autre vie cette intelligence devient la vision béatifique(4).

XIII. Saint Augustin théologien. Sa lutte contre le pélagianisme. — Contre le naturalisme de Pelage, Augustin eut à défendre la vérité fondamentale du christianisme, que Dieu en créant l'homme l'appela à une fin surnaturelle et, par suite, le dota des dons surnaturels de la grâce. Dans ce douaire de l'état originel il nomme, en particulier, l'immortalité — posse non mori, différent de non posse mori, — l'exemption de la concupiscence, avec la sainteté et la justice, cette surnaturelle image de Dieu, que rétablit en nous la grâce de la justification (5). Adam avait aussi le pouvoir de persévérer dans l'état de grâce, non toutefois dans et par sa propre liberté, mais en vertu du secours actuel de la grâce qui lui était garanti (6).

Par son péché Adam perdit les dons surnaturels, fut profondément vicié dans ses facultés morales naturelles et encourut la mort éternelle. Et le péché du premier homme fut transmis avec ses effets et ses peines à toute la postérité, si bien que l'humanité entière est une massa perditionis , damnabilis et damnât a. Augustin, se fondant sur saint

Ipsum credere nihil aliud est quam cum asseiisione cogitare ». De prœdest. sanct., 2, 5.

1. De vera in relig., 25, 46-47 ; De util, cvedendi, 1G-17, 34-35.

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