Contra duas ep. Pela g. 1, 2, 5 ; il
3. Contra duas ep. Bel. ni, 5, 14. Contra Jul. it, 3, 32. Dans l'un et l'antre passage Augustin cite Rom. xnr, 23 : c Omne quod non est ex fide, peccatum est. »
pas l'intention voulue (1), alors même que l'infidélité, c'est-à-dire l'ignorance relativement à la fin surnaturelle, ne résulte d'aucune faute personnelle, simple conséquence du péché originel (2).
Par la justification, on Ta fait observer déjà, l'homme recouvre la ressemblance divine perdue par le péché. Dans le système naturaliste des Pélagiens, il n'y avait pas de place pour la notion d'une grâce intérieure et sanctifiante. Dès son premier écrit contre cette école (3), Augustin atteste et défend avec insistance la grâce de la justification, comme une réelle transformation et rénovation de ''homme, comme une infusion de la charité habituelle envers Dieu et une communication de forces surnaturelles.
Seule cette grâce donne à l'homme la vraie liberté de la volonté, c'est-à-dire la force nécessaire pour l'accomplissement du bien surnaturel, la liberté, par opposition au libre arbitre (4).
Seul aussi l'amour de Dieu rend les œuvres de l'homme véritablement bonnes, c'est-à-direméritoirespourleciel (5). L'homme obtient la grâce habituelle, la conserve et en use par le secours de la grâce actuelle. Sans ce secours l'homme ne peut absolument ni vouloir ni faire aucun bien — entendez surnaturel (6) — . Les mérites des saints
1. « Hommes sine fide non ad eum finem ista opéra retulernnt ad quem referre debuerunt. » Contra Jul.y iv, 3, 25.
2. « Et illa ignoranti a quoc non est eorum qui scire notant, sed eorum qui tanquam simpliciter nesciunt, neminem sic excusât, ut sempitcrno igné non ardeat. » De gratia et libero arb.f 3, 5.