‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 344 sur 374 · De peocat. mer. et rem. lib.t i · texte numérisé non relu

De peocat. mer. et rem. lib.t i

4. « Volnntas quippe humana non libertate consequitur graliara, sed gratia potins libertatem. » De corr. et grat., 8, 17.

5. « Quid enira boni faceremus nisi diligeremus ? aut quomodo bonum non faciraus si diligamusf • De gratia Christi, 2Gt 27.

G. « Nisi ipsa voluntatis hominis Dei gratia fuerit liberata et ad omcn bonum actionis, sermon i s, cogitationis adjuta. » Contra duas ep. Pelag., n, 5, 9. « Ipso ut vollmus operatur incipiens, qui volentibus cooperatur pcrfieiens. » De gratt et lib. arb., 17, 33.

sont des dons de la grâce de Dieu (1). Dieu dans ses élus couronne ses propres dons (2).

Dans quelques-uns de ses premiers écrits Augustin avait limité davantage, réellement trop limité l'influence et la nécessité de la grâce actuelle. C'est pour corriger ou expliquer ces passages inexacts que dans ses Rétractations il revient nombre de fois sur cette pensée, que c'est à la vérité l'homme qui veut lorsqu'il veut le bien, mais que c'est Dieu qui donne à l'homme la volonté du bien (3), d'après l'aphorisme du sage « Prseparatur voluntas a Deo(4)». Dans VExpositio quarumdam proposit. ex ep. ad Rom. le saint avait enseigné que la foi est l'œuvre de l'homme, non le don de Dieu (5), doctrine qu'il corrigea bientôt implicitement (6), et que plus tard il rétracta formellement et à plusieurs reprises (7).

Que la persévérance dans la grâce est encore un don de Dieu, Augustin ne commença à l'enseigner nettement et sans équivoque — c'est lui-même qui le confesse (8) — que dans l'écrit De correptione et gratta.

Il donne de même sa théorie de la prédestination comme une conquête de la lutte contre le pélagianisme, surtout contre la thèse pélagienne que « la grâce de Dieu nous est donnée dans la mesure de nos mérites (9) ». « La prédestination, dit-il, est le dessein éternel de Dieu, de conduire

1. « Non gratia ex merito, sed meritum ex gratia. » Serm. 169, 2, 3. « Ipsum hominis meritum doaum est gratuitum. » Ep. 186, 3, 10.

2. «Dona sua coronat, non mérita tua... coronat autem in nobis Deus dona misericordiœ suoo. » In Joh. ev. traet., 3, 10.

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