‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 349 sur 374 · Supra, § 59, n · texte numérisé non relu

Supra, § 59, n

du lecteur latin, non seulement les écrits polémiques de langue grecque contre les hérésies du temps, comme ceux de Nestorius contre Pelage et ceux de saint Cyrille contre Nestorius, mais encore les écrits et les sermons des hérésiarques grecs eux-mêmes, de Théodore de Mopsueste, de Nestorius et d'autres. Ainsi qu'il nous l'apprend lui-même dans la préface (1) de sa version des sermons et des écrits de « l'impie Nestorius », et en annonçant un recueil d'extraits de Théodore de Mopsueste (2), il s'est appliqué à nous donner des traductions d'une fidélité et d'une littéralité extrêmes. Nombre de morceaux grecs dont l'original est perdu nous ont été conservés par la version de Mercator ; ajoutons que ses propres écrits, dépourvus de tout mérite au point de vue de la forme, sont de la plus haute importance pour l'histoire des controverses pélagienne et nestorienne.

Nous avons des éditions complètes par J. Garni er, Paris, 1673, in-f*, — abondance de notes et de dissertations, mais texte peu correct — et par Baluze, Paris, 1684, in-8\ — Galland, Biblioth. vet. Pair., t. VIII, Venise, 1772, p. 613-738, reproduit avec quelques corrections l'édition de Baluze, Migne, xlviii, Paris, 1846, celle de Garnier, collationnée avec le texte de Baluze et de Galland. On réclame depuis longtemps une nouvelle édition critique. M. Ihtn, dans le Musée rhénan de philoL, nouv. série, t. XLIV (1889), p. 529-531, a donné quelques notes pour la critique du texte du Common. adv. hœresim PelagiL Sur les écrits de saint Cyrille et de Nestorius traduits par Mercator, cf. Supra, § 59, ix et xx.

Le moine gaulois Leporius avait été chassé de sa patrie à cause de ses opinions pélagiennes et nestorienne s (avant

1. c Verbum de vcrbo, in quantum fieri potuit, conatus sum translater exprimere. » Migre, xlviii, 754-755.

2. « Verbum de verbo transferre conatus sum ». lbid.t 213-214 1042-

Nestorius). Retiré en Afrique et ramené à l'orthodoxie par saint Augustin, il y écrivit vers 418 une rétractation, sous le titre de Libellut emendationis sive satisfactionis ad episcopos Galliœ(l).

Nous avons d'Aurelius, évêque de Carthage (-7 vers 429) une circulaire de Tan 419, De damnatione Pelagii atque Cœlestii hsereticorum (2). De son successeur Gapreolus il reste deux lettres, Tune de 431, adressée Au Concile cTEphèse, dont nous avons le double texte latin et grec, l'autre De una Chrisli vert Dei ethomtnis persona contra recens damnatam hœresim Nestorii (3). Tillemont conjecture que certains discours qu'on trouve parmi les œuvres de saint Augustin, où il est question des ravages des Vandales, sont également de Gapreolus (4).

H. Orose. — Le prêtre espagnol Paul Orose, probablement natif de Bracara en Gallicie, aujourd'hui Braga dans le Portugal, quitta, on ne sait pourquoi, sa patrie et se retira, en 413 ou 414, àHippone auprès de saint Augustin. Le Commonitorium de errore Priscillianistarum et Origenistarum (5) qu'il adressa en 414 à Tévêque d'Hippone, provoqua le traité Ad Orosium contra Priscillianistas et Origenistas (6). D'Afrique, Orose se rendit en Palestine, où il soutint saint Jérôme dans la lutte contre les Pélagiens et se brouilla avec Tévêque Jean de Jérusalem, qui avait pris Pelage sous sa protection. Il écrivit à l'occasion de cette controverse, vers la fin de l'an 415, un Liber apologeticus contra Pelagium de arbitrii libertate (7). Peu après,

1. Migre, xxxi, 1221-1230. Pour plus de détails sur Leporius, y. Schœnemann Bibliot. hist. litt. Patr. lat., h, 588-597.

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