Micre, xvii, 1073-1132; u
à résoudre un double problème : Dans quelle mesure tous les hommes sont-ils appelés au salut ? Pourquoi une partie seulement d'entre eux y parviennennt-ils ? Par la solution proposée l'auteur cherche à préparer les voies à un accommodement « inter defensores liberi arbitrii et prœdicatores gratiœ Dei (1) », c'est-à-dire entre les semi-pélagiens et les orthodoxes.
On attribue d'ordinaire au même auteur inconnu une lettre, également sans nom d'auteur, sur l'humilité, Epis t. ad sacram virginem Demetriadem seu de humititate tractatus. Migne, lv, 161-180. Hurter donne les deux écrits au t. III de ses Opuscules. Sur la question d'auteur, v. Ed. Perthel, Fie et doctrines du pape Léon /, Iéna, 1843, p. 127-134.
§74. — Ecrivains gaulois.
X. Caasien. — On tient que le semi-pélagianisme, signalé plus haut (2), eut pour père Jean Cassien, abbé à Marseille. Jean Cassien naquit vers 360, non en Scythie, comme le dit Gennade (3), mais dans le midi de la Gaule, d'une famille riche et cultivée. Il reçut sa formation religieuse dans un couvent de Bethléem, avec son ami Germain, son aîné de quelques années. Vers 385, le désir de voir la patrie du monachisme conduisît les deux amis en Egypte, où ils vécurent parmi les anachorètes, d'abord