‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 357 sur 374 · De vir. ill · texte numérisé non relu

De vir. ill

PÈRES DE i/ÉGLISE, T. II. 30

sept ans, puis après être allés à Bethléem solliciter la prorogation de leur congé, environ trois ans encore. Cest une conjecture qu'ils furent expulsés d'Egypte par le patriarche Théophile d'Alexandrie. Ils se rendirent à Constantinople, où Cassien fut ordonné diacre par saint Ghrysostome. En 405 nous trouvons les deux amis à Rome, invoquant, an nom du clergé de Constantinople, la protection du pape Innocent I sur saint Jean Chrysostome, exilé pour la seconde fois (404). A Rome Cassien semble avoir reçu le sacerdoce. Vers 415 il ouvrit près de Marseille deux couvents, l'un d'hommes, l'autre de femmes, et par ces fondations, bien qu'elles ne fussent pas les premières en Occident (1), comme par les ouvrages qu'il commença bientôt à composer, il contribua puissamment à la diffusion de la vie monastique aussi bien en Espagne qu'en Gaule. 11 mourut vers 435, entouré de la plus haute vénération; jusqu'en nos jours, plus d'une Eglise, notamment celle de Marseille, l'honorent comme saint.

A la prière de Castor, évêque d'Apta Julia dans la Narbonnaise, aujourd'hui Apt, Cassien écrivit, entre les années 419 et 428, pour l'instruction et l'édification des moines, deux vastes ouvrages, se complétant l'un l'autre. Le premier, qui fut terminé en 426, a pour titre : De ùistitutis cœnobiorum et de octo pmcipalium vitiorum remédias Ubri XII (2). Les quatre premiers livres traitent des constitutions et des règles des couvents de la Palestine et de l'Egypte, tandis que les huit autres étudient et combattent une à une les huit principales infirmités spirituelles dont les religieux ont à se garder, savoir la gourmandise, la volupté, l'avarice, la colère, la tristesse, l'ennui (3), la vanité (4), l'orgueil.

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