‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 41 sur 374 · LES PÈRES DU MONACIHSME EN EGYPTE · texte numérisé non relu

LES PÈRES DU MONACIHSME EN EGYPTE

les malades firent éclater à tous les yeux sa sainteté. Mais pareille auréole de gloire brilla plus encore au front d'un de ses contemporains, moins âgé de quelques années et prêtre comme lui. Cet autre Macaire qu'on appelle, pour le distinguer de son homonyme, Macaire d'Alexandrie (1), ou Macaire le Citadin (2), 6 iroXtTix<$;, naquit à Alexandrie et gouverna un monastère, plusieurs monastères peut-être, dans le désert de Nitrie, ce foyer si fameux au ive siècle de la vie monastique en Egypte ; il y mourut vers Tan 395. Les deux Macaire ont-ils écrit ? Leurs plus vieux biographes n'en disent mot. Gennade (3) ne connaît encore qu'une épître didactique du « célèbre moine égyptien Macaire » à de jeunes religieux, Ad juniores professionis su&; mais dans la suite plusieurs autres ouvrages de saint Macaire d'Egypte se font jour. On lit son nom en tète d'un recueil de cinquante homélies pneumatiques, c'est-à-dire sur la vie spirituelle (4), en tête aussi d'une longue et « très utile » épître, que Floss, en 1850, a le premier publiée (5). Ces homélies, dont l'authenticité n'est guère contestable, ont joui plus tard d'une grande vogue, et classé leur auteur parmi les représentants les plus éminents du premier âge de la mystique chrétienne ; les sept Opuscules ascétiques (6), publiés en 1683 par Possin, ne sont qu'un extrait des homélies de saint Macaire d'Egypte, fait au xe siècle probablement, par Siméon Logothète.

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