‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 45 sur 374 · Cl. Supra, § 45, m. it · texte numérisé non relu

Cl. Supra, § 45, m. it

£3. De vir. ill., ch. xcix.

connaît de lui un recueil de lettres ; il n'en a surnagé que deux, Tune à Eudoxius, un évêque inconnu, l'autre aux moines d'Alexandrie.

Edition pr in ceps du livre de Sérapion dans l'original grec, J. Basnage, Thésaurus monumentorum eccl. et hist., t. I, p. 35-55, Anvers, 1725. ELle est reproduite par Galland, Op. cit., t. V, p. 52-62, et par Migne, P. G., xl, 895-924. On retrouve aussi dan9 Migne, ïbid., 923-942, les deux lettres exhumées par le cardinal Mai. — Nouveaux fragments grecs, sous le nom de Sérapion, dans Pi Ira, Analecta sacra, t. II, 1884, p. 40 ; Analecta sacra et classica, Ire partie, p. 47-49, 1888. — Fragmenta syriaques, sous le nom de Serapio Thmuilœ (?) episcopui, dans Pitra, Analecta sacra, t. IV (1883), p. 214-215. 443-444. — A. Brinkmann, La polémique de Sérapion de Thmuis contre les Manichéens, dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences de Berlin, 1894, p. 479-491.

IV. Titus de Bostra. — Quelques vingt ans après Sérapion, Titus, évêque de Bostra dans leHauran (f vers 374,) écrivit contre les Manichéens un traité en quatre livres, qui devint dans la suite justement célèbre. C'est le dualisme manichéen que Titus y met en cause ; les deux premiers livres l'attaquent au nom de la dialectique et de la philosophie, les deux derniers empruntent leurs armes à la théologie et à l'Ecriture. Le seul et unique manuscrit que nous connaissions du texte grec, ne nous donne, avec les deux premiers livres, qu'une faible partie du troisième. Mais le traité s'est conservé tout entier dans une version syriaque, publiée en 1859 par de La garde, d'après un ma* nuscrit de l'an 411.

L'authenticité de YOratio in ramos palmarum est très contestée.

Le manuscrit greo susmentionné de la Vaticane, dont la Bibliothèque de Hambourg possède une copie, n'est pas seulement incomplet, il y

règne encore un affreux désordre ; puisque dans le premier livre de Tévêque Tilus il s'est glissé maints passages, qui font en réalité partie d'un autre ouvrage contre les manichéens (V. Infra, v.). Le premier, De Lagarde y a vu clair, à l'aide de la version syriaque : Tili Bostreni contra Manichxos tibri quatuor syriace, Berlin, i859, in-8°; Titi Bostreni qux ex opère contra Manichœos edito in codice Hamburgensi servata suut grœce, Berlin, 1859, in-8\ On devine le peu d'exactitude des éditions du texte grec qui s'appuient sur le manuscrit de la Vaticane et de Hambourg, de celles, entre autres, de Basnage, Op. cit., t. I, p. 56-162 ; de Galland, Op. cit., t. V, p. 269-350 ; de Migne, L. c.f xvm, 1069-1264. — Ou rencontre de nouveaux fragments du texte grec dans Pitra, Analecla sacra et classica, 1888, pars I, p. 50-63.

UOralio in ramos patmarum se trouve dans Galland, L. c, p. 351- 356, et dans Migne, L. c, 1263-1278.

De Lagarde a publié un fragment syriaque d'an sermon sur l'Epiphanie, qui porte le nom de Titus. Remarques sur ta traduction grecque des Proverbes, p. 94-95, Leipzig, 1863.

Fronton du Duc a fait paraître, Paris, 1624, un Commentaire de l'Evangile de saint Luc, indûment attribué à Titus de Bostra, et qui, dans sa forme actuelle, ne date guère que du milieu du v« siècle. Ce commentaire, que Ton retrouve dans la Magna Bibl. vet. Patrum, t. XIII, p. 762- 836, Paris, 4644, fait le fond des Chaînes sur l'Evangile de saint Luc, publiées par J. À. Cramer, Catenae in Evangelia S. Lucse et S. Joannis, p. 1-174, Oxford, 1841, in-8°.

V. Un anonyme. — Il nous reste aussi de la lutte contre le manichéisme, vers le milieu du iV siècle, les débris d'un livre horriblement mutilé, qui, notamment, n'a plus ni son commencement ni sa fin.

De Lagarde, le premier, a extrait ce livre du manuscrit de Titus {Supra, iv} ; v. l'édition par De Lagarde du texte grec de Tilus, p. 69-103. Sur l'analyse du livre anonyme et sur l'auteur présumé (Georges de Laodicée, § 43, h), V. Draeseke, Mélanges d'études patristiques, p. 1-24, Altona, 1889.

t>4 DEUXIÈME PÉRIODE. — ÉCRIVAINS GRECS

VI. Ecrivains étudiés ci-après. — Les Manichéens ont encore essuyé les coups de saint Basile le Grand (1), de Didyme l'Aveugle (2), de Diodore de Tarse (3).

§ 48. — Saint Cyrille de Jérusalem.

I. Vie de saint Cyrille. — Gomme Eusèbe, Cyrille était originaire de la Palestine. Il y naquit vers Tan 315, dans une bourgade inconnue, et fut élevé à Jérusalem. L'évêque de cette ville, Maxime II, l'ordonna prêtre en 345, et c'est à ce titre que Cyrille prononça ses célèbres Catéchèses, en 347 ou 348, devant les catéchumènes et les néophytes. A la mort de saint Maxime, en 350 ou 351, il lui succéda sur son siège, dont il est resté la gloire. Selon Mader, son dernier historien, l'épiscopat de Cyrille remonterait à l'an 347 ou 348, et les catéchèses seraient l'œuvre du début de son épiscopat.

En face des controverses théologiques du iv' siècle, l'attitude de Cyrille a comme traversé deux périodes, Tune assez courte de réserve et d'effacement, l'autre d'action et de souffrances. Plus d'une fois, dans les catéchèses, l'orateur sape les fondements de l'arianisme, jamais il ne parle d'Arius ou de ses sectateurs ; il prêche nettement la consubstantialité du Fils et du Père, nulle part on ne surprend dans sa bouche le terme d'ôfxoouato; ; soit calcul de prudence, soit défiance instinctive du mot, soit d'autres

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