Ap. S. Ath., Or. c. Arian., i, 6 : P. G., xxvn
nel (1). » Il se nomme Fils de Dieu dansle même sens où les hommes sont appelés « enfants de Dieu », et, quand le* écrivains sacrés parlent de la génération du Verbe, génération et création, pour eux, c'est tout un. A la création du Verbe succéda celle du Saint-Esprit. Seul le Père est vrai Dieu.
Le premier concile œcuménique de Nicée, en 325, réprouva Terreur d'Arius et proclama la consubstantialité des personnes divines (2). Mais ce ne fut qu'au prix de luttes acharnées, où l'existence même de l'Eglise fut longtemps en jeu, que la foi de Nicée triompha. Outre l'appui du pouvoir temporel, Arius avait trouvé dans les écrivains de son siècle plus d'un défenseur; le sophiste Astérius (f vers 330?), le diacre Aétius, Acace, évêque de Gésarée (+ 366), Eunomius, évêque de Cyzique (f 396), entre autres, mirent leur plume au service de Parianisme. Parmi les champions de l'orthodoxie, on aperçoit au premier rang saint Athanase et les trois docteurs de la Cappadoce, saint Basile, saint Grégoire de Nazianze et saint Grégoire de Nysse.
La littérature arienne, après plus d'un demi-siècle d'activité et d'éclat, n'a guère laissé qu'un souvenir avec de rares débris. Condamné, excommunié par l'évêque d'Alexandrie, Arius s'était tourné vers la foule des fidèles ; il s'était adressé au peuple et, pour propager ses erreurs, il avait composé sur des airs profanes des chants populaires ; il y en avait pour différentes conditions, pour les matelots, pour les meuniers, pour les voyageurs (3).
Ce recueil appelé Thalie ou Banquet, contenait à la fois, selon saint Athanase, de la prose et des vers. Il ne nou6 en reste que les citations qu'en fait saint Athanase, Oral. c. Arian., i, 2-10 : Migne, P. G., xxvr,