V. Pdilostoboi, Hist. ecoL, h, 27; P. G., lxvi
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15-34 ; De Synodis, ch. xv : Ibid., xxvi, 705-708. De la correspondance d'Arias, deux lettres seulement — deux modèles dans l'art de la dissimulation — nous ont été conservées, Tune à son ancien condisciple Eosèbe de Nicomédie, par Théodopet, Hist. eccl., î, 4 : P. G., lxxxii, 909-912, l'antre à saint Alexandre, évoque d'Alexandrie, par saint Athanase, De Synodis, ch. xvi : P. G., xivi, 707-712, et par saint Epiphane, Haer., 69, 7 : ibid., lxh, 213-216; saint Hilaire, De Trinit., îv, a publié cette dernière lettre en latin. Socrate, Hist. eccl., i, 26 : P. G., lxvii, 149-152, et 8ozoxcône, Hist. ceci., n, 27 : ibid., lxvii, 1011-1012, nous ont aussi conservé la profession de foi qu'Arius avait adressée à Constantin.
Eosèbe de'Nîcomédie (f vers 341 ou 342), un élève comme Arius de saint Lucien d'Antioche, un Collucianiste, fut, dès la première heure, le fauteur principal de l'arianisme. C'est surtout par sa vaste correspondance qu'il Fa servi. Mais il ne nous en reste qu'une lettre à Paulin de Tyr. V. Théodoret, Hist. eccl., i, 5: P. G., lxxxii, 913-916, avec un fragment d'une lettre à Arius. V. S. Athan., De Synodis, ch. xvn : Ibid., xxvi, 712. Nous devons également à saint Athanase, Ibid., de courts extraits d'autres lettres écrites par des amis d' Arius.
Le sophiste Astérius, encore un Collucianiste, avait composé, entre antres ouvrages, un commentaire sur l'Epître aux Romains, sur les Evangiles, sur les Psaumes. V. S. Jérôme, De vir. UL, ch. xcxiv. Tout a péri. Mais Astérius avait défendu ailleurs l'arianisme, et saint Athanase, à maintes reprises, l'a cité, Or. c. Ar.9 i, 32 ; n, 31 ; m, 2 : P. G., xxvi, 77, 225-228, 323-326; De Synodis, ch. xviii-xix : Ibid., xxvi, 713- 716, etc. Ponr plus de détails, v. Th. Zahn, Marcel d\incyre, p. 38 et s. Gotha, 1867.
Le diacre Aétius d'Antîoche, soutint en 47 thèses, rdcvrfpoto; ou la devise des ultra de l'arianisme, des anoméens, qui n'admettaient pas même la similitude entre les personnes. Saint Epiphane nous a conservé ce curieux opuscule, Hxr., 76, 11 : P. G., xlii, 533-546.
Acace, le successeur de l'historien Eusèbe sur le siège de Césarée, défendit son ami Astérius contre les attaques de Marcel d'Ancyre (V. mfra, m). On trouve des fragments de son apologie dans saint Epiphane, Hxr., 72, 6-19 : P. G., xlii, 389-396. Nous possédons encore le formulaire de nuance semi-arienne, présenté par Acace au concile de Séleucie de 359. V. Hahn, Bibliothèque des symboles et formulaires de Pane. Eglise, p. 127-129, 2* éd., Breslau, 1877. Plusieurs autres ouvrages d'Acace sont aujourd'hui perdus. V. S. Jérôme, De vir. UL, cb. xcxvm; Socrate, Hist. eccl., n, 4 : P. G., lxvii, 192.
Aétius, nourri de la philosophie païenne, avait emprunté toutes ses
armes à la dialectique des sophistes ; son disciple Eunoroius voulut appeler les choses par leur nom, et, sous sa plume, au dire de Théodoret, Hxret. fab., iv, 3 : P. G., lzxxiii, 420, la Théologie devint la Technologie, Te^voXoYta. Nous retrouvons l'un des opuscules d'Eunomius, r'AiroXo'pri'cixoç, dans la réfutation qu'en a faite saint Basile (cf. infra, § 49, iv) : v. Migne, P. G., xxx, 835-868 ; y. aussi Goldhorn, S. Basilii opp. dogm. seL9 p. 588-615, Leipzig, 1854. A la réplique de saint Basile, Eunomius, après la mort de ce Père (1er janvier 379), opposa une 'AitoXoYfo ùiàp ànoXo-yiaç, dont saint Grégoire de Nysse (cf. infra, § 51, m) a inséré dans sa riposte quelques fragments ; Reltberg les a rassemblés pour la plupart dans ses Marcelliana, p. 125-147, Gotha, 4794. Nous avons enfin d'Eunomius l'ample formulaire, &*6eatc ir(<rc&u><;, qu'il présenta, en 381 ou 383, à l'empereur Théodose. V. Retlberg, i&t'd., p. 149-169; Goldhorn, Ibid., p. 618-629. Socrate, Bist. eccl., iv, 7 : lxvii, 473, signale un commentaire sur l'Epltre aux Romains, et Photius» BibL, cod. 138 : lb., cm, 417, un recueil d'environ 40 lettres ; oc ai s lettres et commentaires sont perdus. Au reste, Eunomius est bien moins le théologien de l'arianisme qu'il n'en est le dialecticien et le porte-parole. Cf. Klose, Hist. et doctrine d'Eunomius, Kiel, 1833, in-8°.
Théodore, évéque arien d'Héraclée en Thrace (f vers 355), avait écrit un commentaire sur le prophète Isale ; le cardinal Mai en a publié des fragments, que Migne a reproduits dans la P. G., xvm, 1307-1378.
Les Ariens exploitaient à l'envi la mémoire de saint Lucien, et répandaient à profusion, dans leur zèle de propagande, les biographies des ohoryphées do l'arianisme. Y. P. Baliffol, La passion de saint Lucien dPAntioche, dans le Compte rendu du congrès scientif. internat, des catholiques, 1891, 2* sect., p. 181-186. — Le môme, Parthénius de Lampsaque, dans la Rev. trim. romaine d'archéol. chrét. et d'hist. eccl., 1892, t. VI, p. 35-51 ; 1893, t. VII, p. 298-301.
Sur Y Histoire eccléisastique de Philostorge, un autre Arien irréconciliable, V. infra, § 61, n.
II. Les Macédoniens ou Pneumatomaques. — La lutte de l'orthodoxie et de l'arianisme n'était pas terminée, que la secte arienne voyait éclater en son sein des divisions, et naître des partis. Tandis que la fraction la plus avancée tenait ferme pour r<xv<5poio<;, les semi-ariens, fractionnés eux-mêmes, résumaient leur doctrine dans les termes, les uns d'ôVotoc, les autres d'àpoiofoioc, désignant, non l'égalité
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du Père et du Fils, mais leur ressemblance soit 'générale, soit de nature.
Les homéousiens surtout se rapprochaient des catholiques, qui avaient fait de rôjxoouaioç leur mot d'ordre ; mais ils n'en étaient que plus énergiques à repousser la procession divine du Saint-Esprit et à le ravaler au rang des simples créatures. De là, pour ces semi-ariens, le nom de pneumatomaques.
À leur tête on aperçoit notamment le chef des semiariens de la Thrace, Macédonius, qui occupa longtemps le 'siège de Gonstantinople et mourut après l'an 360. Macédonius considérait le Saint-Esprit comme un être inférieur au Père et au Fils, comme une créature semblable aux anges. Le deuxième concile œcuménique de Gonstantinople, en 381, proclama la divinité du Saint-Esprit, et condamna Macédonius. Saint Athanase, les trois Pères Cappadociens, Didyme l'Aveugle, entre autres, vengèrent le symbole de l'Eglise des attaques de la nouvelle hérésie.
Macédonius n'a, que l'on sache, rien écrit. Parmi les porte-parole de son parti, on compte Eusèbe d'Emèse, mort vers 359, Basile d'Ancyre et Georges de Laodicée, morts loue les deux après 360.
Les « innombrables » ouvrages (S. Jér., De vir. UL, chap. xci) de l'évêque d'Emèse ont péri ; de la plupart d'entre eux il ne reste pas trace. Les homélies grecques et les fragments que J. Augusti a publiés sous le nom d'Eusèbe d'Emèse, Elberfeld, 1829, in-8% et qu'on retrouve dans Migne, P. G., lxxxvi, i, 463 et sui?., sont plutôt l'œuvre d'Eusèbe d'Alexandrie, d'Eusèbe de Gésarée, etc. ; cf. Thilo, Sur les écrits d'Eusèbe d'Alexandrie el d'Eusèbe d'Emèse, Halle, 4832, in-8<>. C'est aussi fort indûment qu'on a jadis attribué à Eusèbe d'Emèse deux gros recueils d'homélies latines.
L'un de ces recueils, formé très probablement par l'évêque d'Angers, Eusèbe Bruno (f 1081), contient 56 homélies ad populum et monachos, autant de pièces qui ont eu pour berceau la Gaule et pour auteurs les Hilaire d'Arles, les Eucber de Lyon, les Fauste de Riez, les Ces aire d'Arles, etc. : v. Max. Bibl. vet. Patrum, Lyon, 1677, t. VI, p. 618-675.
Les 145 ou plutôt les 142 homélies du second recueil, in Evangelia festosque dies totiut anni, sont empruntées, et d'ordinaire mot pour mot, au commentaire sur les Evangiles de saint Bru no de Segnt (f 1123). V. Migne, P. JL, clxv, 747-864. Cf. sur ces deux recueils Pessler- Iungmann, Instit. PatroL n, 3-4. Pour plus de détails sur le premier recueil, cf. infra, § 87, mu. En revanche, il faut rendre à Easèbe d'Emèse les deux premières au moins des 14 homélies latines, que le P. Sirmond a publiées, en 1643, sous le nom d'Eusèbe de Césarée ; elles sont intitulées De fide advenu» Sabellium, et prennent Tune et l'autre h partie Marcel d'Ancyre. Cf. infra, ni; Migne, P. C.,xxiv, 1047-1208.
Basile d'Ancyre et Georges de Laodicée rédigèrent en commun, au nom de leur secte, une dissertation théologique, dont saint Epiphane nous a conservé le texte, Hmr.t 73, 12-22 : P. G., xlii, 425-444. Nous n'avons plus les autres outrages de Basile (S. Jer., De vir. UL, ch. lxxxviii) non plus que ceux de Georges. J. Drœseke, Recherches patris tiques, p. 1-24, Altona et Leipzig, 1889, croit retrouver en Georges l'auteur d'un livre anonyme contre les Manichéens. Cf. infra, § 47, v.
Sur Y Histoire ecclésiastique du macédonien Sabinus d'Héraclée, v. infra , § 61, n.
III. Le Sabellianisme du ive siècle n'est qu'une réaction outrée contre l'arianisme. Marcel, évêque d'Ancyre en Galatie (f vers 374), est un tenant du symbole de Nicée. Mais le souci d'asseoir le dogme de la consubstantialité du Père et du Fils sur une base inébranlable l'entraîne à rejeter la distinction des personnes. Selon Marcel, le Verbe est la force qui, de toute éternité, réside en Dieu, et qui, s'irradiant, a déployé d'abord ses énergies, lApyti* $px<mxT5, dans la création du monde, puis est venue se fixer dans le Christ, pour racheter le genre humain et le conduire à la perfection. Cet homme-Dieu s'appelle, comme il est réellement, le fils de Dieu. Mais le Verbe n'est pas engendré ; Dieu n'avait pas de Fils avant l'Incarnation. L'analogie de ces erreurs avec le modalisme du prêtre S a bel lius, lequel vivait dans la première moitié du m* siècle, valut en Orient à l'hérésie de Marcel le nom de Sabellianisme. Aussi bien cette hérésie ne rallia-t-elle que peu de
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partisans. Eusèbe de Gésarée et saint Athanase s'accordèrent pour réfuter, chacun de son côté, l'évêque d'Ancyre.
Marcel avait publié, vers Tan 335, un traité polémique contre l'arien Astérius [Cf. supra, i), De subjettione Domini Christi ; Eusèbe, qui Ta relaté dans le Contra Marcellum et dans le De theologia ecclesiaslica (cf. rnfra, § 44, v) en a cité de nombreux passages. Saint Epiphane reproduit, Bxr. 72, la lettre que Marcel écrivit au pape Jules, en 337 ou 338, pour se justifier du soupçon de Sabellianisme. V. P. G., xvn, 383-388, pois quelques fragments de l'ouvrage d'Acace contre Marcel et une profession de foi des Marcelliens. V. Ibid., 395-400. Saint Jérôme, De vir. ill., ch. lxxxvi, parle d'autres ouvrages de Marcel; mais nous n'en savons pas même le nom. Tout ce qui nous est resté de l'évoque d'Aocyre a été recueilli par Rettberg, Marcdliana, Gœttiogue, 1794, in-8° ; la Legatio Eugenii diaconi ad S. Athanasium pro causa Marcelli se trouve également dans Migne, P. G., xvm, 1301-1306.
Cf. Klose, Hist. et doctrine de Marcel et de Photin, Hambourg, 1837, in-8°. — Willemborg, Sur l'orthodoxie de Marcel cTAncyre, Munster, 1859, in-8°. — Tb. Zahn, Marcel d'Ancyre, Gotha, 1867, in-8°. — Caspari, Source* inédites... de VhisL du symbole baptismal, etc., n, p. 28-161 Christiania, 1875.
L'évéquc de Sirmiun, Photin (f vers 376), un compatriote et un disciple de Marcel, part de l'idée qu'il n'y a qu'une seule personne en Dieu, et prêche, avant Félix d'Urgel, l'adoptianisme ; en Noire-Seigneur il ne voit qu'un homme, né miraculeusement et à qui sa merveilleuse perfection morale a mérité d'être élevé au rang de Dieu. Photin avait beaucoup écrit, tantôt en latin, tantôt en grec. Cf. S. Jér., De vir. ill. ch. cvii. — S. Vino. de Lérins, Commonit., ch.n. — Migne, P. L., 653. Rienn'en a survécu. — Pour plus de détails sur Photin, V. Zahn, 0p. cit., p. 189 et suiv.
IV. L'Apollinarisme. — L'évêque deLaodicée en Syrie, Apollinaire le Jeune (f 390), est dans l'Eglise du ive siècle an des personnages les plus en vue. Théologien, polémiste, exégète, littérateur, la fécondité de sa plume et la variété comme l'étendue de sa culture d'esprit lui assurent, entre tous les écrivains ecclésiastiques de son temps, une place à part.
Apollinaire l'Ancien, le père de l'évêque, était un grammairien, qui, plus tard, fut ordonné prêtre à Laodicée. Lorsque Julien défendit aux professeurs chrétiens, pour leur rendre l'enseignement impossible, de lire dans leurs écoles et de commenter les auteurs classiques, les deux Apollinaires essayèrent de parer le coup, en remplaçant par leurs ouvrages les chefs-d'œuvre de l'art antique, et de gagner ainsi les païens eux-mêmes à la vérité chrétienne. Le père traduisit en vers les livres de Moïse ; avec les deux premiers livres des Rois, il composa un poème épique de vingt-quatre chants ; il fit encore des tragédies sur le modèle d'Euripide, des comédies à la façon de Ménandre, des odes imitées de Pindare. Le fils mit le Nouveau Testament en dialogues, calqués sur ceux de Platon (1). Cette littérature improvisée ne survécut pas, naturellement, aux circonstances qui l'avaient fait naître ; il ne nous en est rien resté.
Apollinaire le Jeune fut avant tout un exégète ; il composa, dit saint Jérôme (2), « d'innombrables volumes sur les saintes Ecritures ». Et, de fait, on trouve de lui dans les Chaînes nombre de fragments exégétiques ; mais la critique ne les a pas encore recueillis et passés au crible. Nous avons intégralement de l'évêque de Laodicée une paraphrases des psaumes en vers hexamètres (3) : tissu de réminiscences des vieux poètes grecs, dans lequel, par là même, le caractère propre de la poésie biblique s'efface et disparaît. La paraphrase de l'Evangile de saint Jean, sous le nom du païen Nonnus de Panopolis (4), poète renommé vers la fin du ivg siècle, serait-elle aussi d'Apollinaire le Jeune ? Draeseke le présume ; mais son hypothèse, dans l'état actuel de la science, ne repose absolument sur rien.