‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 50 sur 374 · P. G.t xxxm · texte numérisé non relu

P. G.t xxxm

4. P. G , xxxm, 1181-1182. Ces trois fragments ont trait au quatrième Kvangile, ce qui appuie l'hypothèse de Touttée, que Cyrille avait commenté sons forme d'homélies l'Evangile de saint Jean. Mais peut-être n'y a-t-ilici qu'une coïncidence fortuite )N. dm T).

scène des animaux et les fait longuement disserter en leurs dialogues sur la morale et les règles de conduite, ne figure pas dans les éditions complètes sus-mentionnées. La dernière édition est celle qu'a donnée Graesse, Les deux plus vievx fab tiers du moyen- âge, Tubingue, 1880, in- 8*. L'auteur, l'éfêque Cyrille, en qui l'on a souvent voulu voir autrefois, tantôt saint Cyrille de Jérusalem, tantôt saint Cyrille d'Alexandrie, vivait, à n'en pas douter, vers la fin du moyen-âge.

Tille m ont, Mém., t. VIII. — Plitl, De Cyril li Hiérosol. orationibus (fux extant calecheticis, Heidelberg, 1855, in- 8°. — fiecker, 5. Cyrille de Jérus. et la présence réelle de N. S. dans la sainte Eucharistie : Le Catholique, 1872, t. I, p. 422-449, 539-554, 641-661. — Rochal, Le Catéchuménat au iv» siècle, d'après les catéchèses de saint Cyrille de Jérus., Genève, 1875, in-8°. — Gonnet, De S. Cyrilli Uieros. archiepiscopi calechesibus, Paris, 1876, in-8°. — Caspari, Anciens et nouveaux documents pour fhistoire du symbole baptismal..., p. 146-160, Christiania, 1879. — J. Marquardt, S. Cyrilli Hieros. de contentionibus et placilis arianorum sententia, Braunsberg, 1881, in-4°. — Le même, S. Cyrillus Hieros. baptismi, chrismalis, eucharistix mysleriorum interpres, Leipzig, 1882, in-8*. — Probst, La messe hier osoly mit aine d'après les ouvrages de saint Cyrille : Le Catholique, 1884, t. I, p. 142-157, 253-270. — Delacroix, Saint Cyrille de Jérusalem, Paris, 1865, in-8°. — Mader, Saint Cyrille, évéque de Jérusalem, sa vie et ses œuvres, Einsiedeln, 1891, in-8°. — V. en outre Chevalier, Répert. des sources hist., 534 535, 2538-2539.

V. Gélase de Césarée. — Gélase, évêque de Gésarée en Palestine, vers 367-395, était fils d'une sœur de saint Cyrille de Jérusalem. Les quelques ouvrages qu'il a laissés ont totalement péri. Cf. Venables, dans Smith et Wace, A Dictionary of Christian Biography, n, 621.

§ 49. — Saint Basile le Grand.

I. La jeunesse de saint Basile. — Au ciel de l'Eglise de Cappadoce étincellent comme autant d'étoiles vénérées les trois noms de Basile, de Grégoire de Nazianze et de Gré-

goire de Nysse. « Trinité glorieuse, a-t-on dit, où se concentrent tous les rayons du soleil splendide que le iv* siècle a fait luire sur la chrétienté ! »

Basile naquit à Césarée dans la Cappadoce, en 331 , probablement, noble et riche; sa famille était un foyer de vertu et de piété chrétiennes. Dès la première heure, la tendresse la plus attentive veilla sur l'intelligence et le cœur de l'enfant. 11 balbutiait encore que son aïeule Macrinc, âme aussi profondément religieuse qu'esprit délicat, se réservait le soin de l'élever pieusement et lui inculquait les pensées de saint Grégoire le Thaumaturge (1). Pour l'étude des lettres le père de Basile, rhéteur très considéré à Niocésarée dans le Pont, fut son premier maître.

Plein de talent et jaloux de perfectionner son éducation littéraire, le jeune étudiant fréquenta tour à tour les écoles de Césarée, de Constantinople et d'Athènes. Ce fut dans Athènes que Grégoire de Nazianze et Basile, après s'être connus à Césarée, se lièrent de la plus étroite amitié. Leur zèle et leur persévérance au travail furent couronnés d'un plein succès; la rhétorique notamment, la grammaire et la philosophie n'eurent bientôt plus de secrets pour eux. Athènes, qui, dès les premiers jours, n'avait pas répondu à l'attente, sinon de Grégoire, du moins de Basile, ne put retenir longtemps ce dernier. Après un séjour de quatre ou cinq années, il rentra dans sa patrie et professa l'éloquence, en même temps qu'il plaidait devant les tribunaux, soit à Césarée, soit à Néocésarée. Mais, malgré l'éclat de son début dans l'enseignement public et au barreau, il s'en dégoûta bien vite; et sa résolution fut prise de dire au monde un éternel adieu. « Pendant de longues années, écrivait-il plus tard, en 375, j'avais dépensé inutilement, j'avais gaspillé presque toute ma jeunesse en de vains travaux, puisque je m'éga-

i. S. Rab., Ep. 204, n. 6 : Miche, P. G.% xxxn, 752-753. Cf. Sup*«a, § 21, i.

rais dans l'étude d'une sagesse que Dieu a convaincue de folie (1). Mais tout à coup je me réveillai comme d'un sommeil profond, et, ouvrant les yeux* je regardai la vraie lumière de l'évangile et reconnus la vanité de la sagesse des princes de ce monde, qui sont détruits (2). Je versai un torrent de larmes sur la déplorable erreur de ma vie et conjurai Dieu de me donner un guide pour m'initier à la prière (3). »

II. Saint Basile, moine et prêtre. — Le sceau de cette résolution et de ce progrès fut le baptême qu'il reçut, à Tâge de vingt-sept ans, des mains de l'archevêque de Gésarée, Dianius. Aussitôt il partit pour visiter dans les principaux sanctuaires, dans les villes et au désert, cette grande Eglise d'Orient, à laquelle il voulait se dévouer, et que déchirait au milieu de sa gloire la secte d'Arius. Durant deux ans, il parcourut l'Egypte, la Syrie, la Mésopotamie, étudiant sur place la vie en commun des moines, qu'il préférait à la vie isolée des ermites, des anachorètes (4), se pénétrant de conviction et d'ardeur pour les décrets de Nicée et vouant aux Atbanase comme aux Antoine une sympathique et respectueuse admiration.

De retour dans son pays, il distribua ses biens aux pauvres, et cherchant une retraite aux portes de Néocésarée, il n'y vécut plus que pour Dieu, dans la méditation et le travail. Si puissante fut l'influence de sa parole et de ses exemples, qu'en peu de temps, au dire de Ru (in (5), la province entière du Pont changea totalement d'aspect. Grégoire de Nazianze vint plus d'une fois retrouver Basile, dans sa riante solitude. C'est avec le concours de Grégoire que Basile écrivit des Règles pour les couvents qui s'éle-

Page 1