Cf. Supra, § 43, i
'AvaTpsirctxôç toû 'AroXo^xtxoû xoû quotcogG^ 'Euvofiiou HV reiQOnte
peut-être à 363-364. Basile, dans son premier livre, commence par relever la perfidie du titre de l'ouvrage d'Eunomius, de cette soi-disant Apologie qui, sous couleur d'une défense nécessaire, déguisait une véritable prise d'armes ; puis, il renverse tour à tour les deux thèses de son adversaire, l'une qui faisait de l'innascibilité, ?o à^wr^ov &?vat, l'essence de Dieu, l'autre qui tenait que, dans l'innascibilité, l'homme comprend parfaitement l'essence divine. Saint Basile démontre que l'innascibilité, au sens de l'improductibilité, n'est qu'un attribut de l'essence divine, et que la pleine compréhension de cette divine essence dépasse, non seulement la raison de l'homme, mais encore toutes les énergies des créatures (2). Dans le deuxième livre, il proclame la consubstantialité du Fils. C'est le propre caractère du Fils d'être engendré ; mais en lui la génération et l'innascibilité ne s'excluent point. Engendré, le Fils n'a pas été fait ; mais il reçoit éternellement du Père l'essence divine ; il partage donc avec le Père une seule et même nature, il est éternel comme lui. Basile fait justice, dans le troisième livre, des objections d'Eunomius contre la divinité du Saint-Esprit.
Suivent deux autres livres, où la consubstantialité du Fils et du Saint-Esprit est aussi soutenue, simples recueils de matériaux plutôt qu'œuvres achevées. Ils ne sont pas, selon toute probabilité, de saint Basile, mais d'un auteur moins ancien, qui ne s'est pas fait faute de puiser largement dans les ouvrages du saint docteur. Drœseke réclame ces deux livres pour Apollinaire de Laodicée (3).
En proclamant la divinité du Saint-Esprit, Basile, par prudence, ne lui avait pas donné le nom de Dieu. Dans