Cf. Supra, § 43, it
son traité Du Saint-Esprit (1), qu'il dédia, vers Tan 375, à Tévêque d'Iconium, Amphilochius, il reprit et traita plus à fond la grande question de la consubstantialité du Fils et du Saint-Esprit avec le Père. A l'ancienne doxologie de l'Eglise de Gésarée : Gloire au Père par le Fils dans le Saint-Esprit, Basile en avait substitué une autre, qu'il tenait pour également autorisée : Gloire au Père avec le Fils et avec le Saint-Esprit (2). Pour justifier contre les Ariens de toute nuance cette seconde formule, l'archevêque de Gésarée démontre qu'on doit rendre au Fils et au Saint-Esprit le même honneur qu'au Père, puisqu'ils ont avec le Père une seule et même nature.
Saint Augustin (3) parle d'un ouvrage Contre les Manichéens, qui n'est pas arrivé jusqu'à nous.
V. Exégèse. — L'œuvre exégétique de saint Basile comprend, avant tout, neuf Homélies sur tllèxamèron (4), Genèse, i, 1-26, et quinze Homélies sur les Psaumes.
VHexaméron, où la science de Basile se cache sous une simplicité persuasive et populaire, faisait déjà, en Occident comme en Orient, l'admiration des contemporains; saint Ambroise en a beaucoup emprunté. Bien qu'une imagination sensible et pittoresque s'y joue à toutes les pages, et que partout les vérités morales viennent se mêler aux descriptions de la nature, l'orateur en général y répudie l'allégorisme, pour s'en tenir exclusivement an sens littéral. Dans son dernier discours (6), il promettait de nouvelles homélies sur la création de l'homme à l'image de Dieu ; ces homélies n'ont jamais paru. Les deux discours De hominis structura et le discours De para-
i. P. G., xxin, 67-218.