‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 57 sur 374 · Ibid., xxxi · texte numérisé non relu

Ibid., xxxi

la lutte contre Julien — a de tout temps rallié tous les suffrages.

Le recueil des 24 discours moraux, 'i)8ixo> Xo^ot (1), est une compilation de Siméon Métaphraste (xe siècle), qui les a tirés, en y changeant à peine quelques mots, des ouvrages de saint Basile.

Le discours sur les mulieres subintroductae (2) est contesté; maints autres discours, De spiritu sancto (in s. baptisma). Rom. dicta in Lacizis, In s. Christi generationem, etc. (3), sont assurément apocryphes.

Saint Grégoire de Nazianze avait déjà recueilli, pour un de ses jeunes amis, la correspondance de saint Basile (4). L'édition des Bénédictins ne contient pas moins de 365 lettres (5). Les deux tiers de ces lettres (lettres 47-291) appartiennent à l'épiscopat de l'auteur, de l'an 370 à Tan 378, et pour la plupart nous initient aux affaires intérieures des Eglises d'Orient, des Eglises de Gappadoce en particulier ; appels pressants à la paix et à la concorde, elles sont pour l'historien de ces jours troublés un arsenal de documents aussi riche que précieux. On en voit d'autres se jeter d'emblée au fort des controverses trinitaires et par leur étendue former quelquefois des traités complets. Les épttres canoniques (lettres 188.199. 217), qui sont adressées à l'évêque d'Iconium, Amphilochius, et que certains critiques modernes ont eu le tort de contester, règlent, suivant les degrés de culpabilité, la pénitence publique et ont acquis plus tard dans tout l'Orient une autorité décisive.

La soi-disant correspondance de Basile et de Libanius, le rhéteur le plus renommé de son temps (lett. 335-359), porte visiblement les traces de sa fausseté. On rejette à

i. Ibid., xxxn, 1115 1382.

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