‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 58 sur 374 · Ibid., xxxii · texte numérisé non relu

Ibid., xxxii

bon droit les lettres qu'auraient échangées Basile et Julien T Apostat (lett. 39. 40. 41. 360). En revanche on peut, avec Drseseke, regarder comme authentique la correspondance de Basile et d'Apollinaire de Laodicée (lett. 361-364).

La Liturgie dite de Saint Basile (1) ne saurait être ici passée sou3 silence. L'archevêque de Césarée avait plus ou moins retouché la liturgie, usitée avant lui dans son Eglise; il l'avait enrichie de prières et de cérémonies nouvelles et comme revêtu de formes plus précises ; impossible d'en douter. Mais dans quelle mesure la Liturgie qui porte le nom de Basile nous rend-elle l'œuvre liturgique du saint docteur ? La question est d'autant plus difficile à résoudre que les manuscrits et plus encore les anciennes versions de cette Liturgie fourmillent de divergences, qui valent la peine d'être notées.

VII I. Caraotère de saint Basile. Sa règle de foi. — Basile a reçu de ses contemporains eux-mêmes le titre de Grand. Sous quelque aspect qu'on l'envisage, dans le domaine de la théologie, dans la chaire sacrée, dans la direction des âmes, à la tête de son Eglise, en face des pouvoirs publics, il est grand partout. C'est notamment au milieu dos affaires et des difficultés que se déploie son ferme et calme génie. Dans le groupe des Cappadociens, saint Basile est avant tout l'homme d'Etat, saint Grégoire de Nazianze le maître de la parole, saint Grégoire de Nyssele penseur. Les services et les succès de Basile dans ses luttes pour la foi, dans ses réformes de l'institut monastique, dans la législation de l'Eglise, nous sont déjà connus.

L'autorité souveraine de la tradition doctrinale de l'Eglise est le pivot sur lequel tourne, au fond, toute sa polémique contre l'hérésie. Le principe que « la foi précède la raison », il le fait sien et l'exprime en ces termes :

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