De Sp.t S., ch. xxnc, n. 71 : Ibid.f xxxii
Prrbs db l'Église, T. II. 6
fois aux Sabelliens el aux Ariens, Basile proclame en Dieu, contre ceux-ci, l'unité de la nature, contre ceux-là la trinité des hypostases. « En Dieu, écrit-il à son jeune frère Grégoire (1), se trouvent à la fois une distinction et une unité ineffable et incompréhensible; la distinction des personnes n'ôte rien à l'unité de la nature et la communauté de la nature n'exclut point la distinction des propriétés personnelles. »
Plus explicite encore est le langage de Basile dans son homélie contre les Sabelliens, Arius et les Anoméens (2). <r C'est une horrible impiété que de ne pas croire aux paroles du Sauveur, qui nous met clairement sous les yeux la distinction des personnes. Quand je vous aurai quittés, disait-il (3), je prierai mon Père et il vous enverra un autre consolateur. Ainsi le Fils prie, le Père est prié, le Saint-Esprit est envoyé. Quoi ! peut-on, sans une mamanifeste effronterie, entendre Je du Fils, 7/ du Père, un autre du Saint-Esprit, et néanmoins tout mêler, tout confondre, appliquer à une seule et même chose, Ivï TtpiYiiorci, les noms les plus divers? Mais n'allez pas à votre tour asseoir votre doctrine impie sur la séparation des personnes. Car bien que numériquement il y en ait deux, il n'y a qu'une seule nature, et parler de leur dualité, ce n'est pas affirmer leur séparation. Il n'y a qu'un Dieu, lequel (4) est Père, il n'y a qu'un Dieu, lequel est fils ; il n'y a pas deux dieux, puisque le Fils possède avec le Père une nature identique, car je ne vois pas deux divinités, l'une dans le Père, l'autre dans le Fils, ni deux différentes natures dans les deux personnes. Aussi, pour apercevoir nettement la distinction des personnes,