‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 61 sur 374 · S. Jean, xiv · texte numérisé non relu

S. Jean, xiv

4. V. notamment son III8 livre contre Eunomius et son traité Du Saint-Esprit.

comptez à part le Père, et à part le Fils ; mais crainte de donner dans le ;polythéisme, confessez en ces deux personnes une seule et même essence. Par là, vous abattez Sabellius et du même coup vous renversez les Anoméens » .

Basile se montre partout l'énergique champion de la divinité du Saint-Esprit. Mais devant les embûches des Pneumatomaques et par un sacrifice à la paix des Eglises, il a toujours usé d'une certaine réserve dans l'application au saint- Esprit du nom de Dieu ; ses réticences réfléchies sont même allées jusqu'à soulever contre lui les plaintes et les critiques de ses plus dévoués compagnons d'armes. Grégoire de Nazianze pourtant l'approuve et le défend. « Il vaut mieux, décide-t-il(l), dispenser avec économie la vérité, quand les circonstances obligent d'en adoucir l'éclat, que de la mettre en pleine lumière et de la ruiner (2). »

Quant à la procession du Saint-Esprit, Basile, empruntant aux Pères grecs leurs conceptions et leurs formules, tient que le Saint-Esprit procède du Père par le Fils. « Il n'y a, écrit-il (3), qu'un Saint-Esprit, relié par un Fils unique au Père unique». Et encore, (4) « la majesté royale descend du Père par le Fils unique au Saint-Esprit ». Le V* livre contre Eunomius (5) déclare également à maintes reprises « que le Saint-Esprit vient de Dieu par le Fils ». Mais les trois premiers livres ne laissent pas de soutenir le Filioque, et nul doute qu'aux yeux de l'auteur ce ne soit, non pas une simple conclusion théologique, mais une vérité de foi révélée.

Eunomius avance-t-il que le Fils seul produit le Saint-

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