‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 62 sur 374 · Ibid., xxix · texte numérisé non relu

Ibid., xxix

Esprit, Basile dément cette assertion ; mais, que le Saint- Esprit procède à la fois du Père et du Fils, il ne fait pas difficulté de l'avouer (1). Et ailleurs (2), dans le passage fameux qui, au sein du concile de Florence, provoqua entre les Latins et les Grecs des discussions passionnées, le sublime théologien déclare que le Saint-Esprit prend place après le Fils, a parce qu'il tient l'être de lui, parce qu'il reçoit de lui tout ce qu'il nous annonce, et qu'il procède en un mot de ce principe ». Raisons extrinsèques et intrinsèques, tout conspire à établir la pleine authenticité de ce passage ; mais criât-on à l'interpolation, la marche du raisonnement et le contexte, sans parler d'autres passages du même auteur, ne laissent manifestement planer aucun doute sur la pensée de saint Basile (3).

X. Connaissance rationnelle de Dieu. — L'étrange théorie d'Eunomius obligea le saint docteur à s'expliquer sur la nature de la connaissance que nous avons de Dieu. Eunomius faisait consister l'essence divine dans l'innascibilité, et il se flattait par là de comprendre Dieu tel qu'il est (4). A rencontre de cette prétention, Basile met en relief le véritable caractère de notre connaissance de Dieu. Nous prétendons connaître Dieu par ses œuvres ; mais nous ne nous berçons pas de l'espoir de pénétrer tous les secrets de son être ; car si son action descend jusqu'à nous, son être nous demeure inaccessible (5). « Les créatures nous font bien connaître la puissance, la sagesse et l'art du créateur, mais non son essence. Il y a plus, la puissance du créateur ne s'y révèle pas n é cessa i-

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