‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 63 sur 374 · Ep. 234, n. 1 : uni · texte numérisé non relu

Ep. 234, n. 1 : uni

rement tout entière ; car il se peut que le bras de l'artiste ne déploie pas toute sa force, et que son œuvre n'atteste qu'un assez faible effort. Mais enfin, qu'il ait déployé toute sa force dans son ouvrage, soit ! On pourra sans doute mesurer sa force par ses œuvres ; mais connaître son essence d'une façon adéquate, n'y songez pas (1). »

Médiate et par analogie, notre connaissance de Dieu est nécessairement imparfaite ; mais il ne s'ensuit pas qu'elle ne soit qu'erreur. Le dilemme d'Eunomius, qu'on connaît 1 essence de Dieu ou que Ton ne connaît pas Dieu du tout, ne saurait nous étreindre ; rien de plus aisé que de le prouver. Si, pour être vrai, la connaissance devait être la pleine compréhension, que saurions-nous (2) des choses finies elles-mêmes, qui par tant de côtés nous échappent?

L'homme ne peut connaître Dieu que dans la mesure même de la révélation, dans la mesure où le fini peut connaître l'infini (3).

Disons plus : là-haut, nous ne comprendrons pas l'essence de Dieu : « Connaître l'essence divine, c'est donc connaître l'incompréhensibilité de Dieu (4).

XI. Editions complètes de saint Basile. — Le texte grec des œuvres de saint Basile parut pour la première fois à Bâle, en 1532, in-fol. Reproduction à Venise, 1535, à Baie, en 1551. Nouvelle édition à Paris, 1618 (réimprimée en 1638), 3 vol. in-f0., par les soins de Pronton-du-Duc et F. Morel. Le dominicain Combefis en a enrichi le texte de notes critiques, sous le litre de Basilius M, ex integro recensitus, Paris, 1679, 2 vol. in-8°. — De toutes les éditions, la meilleure est sans conteste celle des Bénédictins, Paris, 1721-1730, en 3 vol. in-fol. Les deux premiers volumes furent édités, en 1721 et 1722, par Garnier; le troisième, en 1730, après Ja mort de Garnier (f 3 juin 1725), par Pr.

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