‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 67 sur 374 · Orat. 43, in laudem Bas. M. P. G., xxxvi · texte numérisé non relu

Orat. 43, in laudem Bas. M. P. G., xxxvi

2. Plusieurs critiques abaissent la date du schisme de Nazianze a Tan 363 et celle de la médiation de Grégoire a Tan 36 i.

avait subie, il s'enfuit auprès de saint Basile dans le Pont; mais il en revint bientôt, selon toute apparence aux fêtes de Pâques de Tan 362, et s'employa dès lors à soulager son père dans l'administration de l'Eglise deNazianze.

Lorsque Basile, pour tenir tête aux prétentions de l'archevêque de Tyane, Anthime (1), eut créé plusieurs évêchés dans les petites villes de la Cappadoce, il contraignit son ami d'être évêque de Sasime, bourgade à l'extrémité de la province, triste et pauvre séjour qui n'inspirait au brillant élève d'Athènes qu'aversion et dégoût. Ce fut bien à contre-cœur que Grégoire se fît sacrer dans Nazianze par saint Basile. Mais une fois encore il ne tarda pas à s'enfuir au désert. Mit-il jamais les pieds à Sasime et en occupa- 1- il le siège? Rien de [plus douteux. Seules les tendres supplications de son père le rappelèrent en 372 à Nazianze et le décidèrent à partager avec lui le fardeau de la charge épiscopale.

Le vieillard mourut, ce semble au printemps de Tan 374, et la pieuse Nonna le suivit bientôt dans la tombe ; le jeune frère de Grégoire, Césaire, et Gorgonie sa sœur, y avaient, dès l'an 369, précédé leurs parents. Quelques temps après, en 375, Grégoire, le cœur brisé et la santé chancelante, résignait l'administration de l'Eglise de Nazianze, et se retirait à Séleucie dans l'isaurie, pour s'y vouer à la vie contemplative. La cruelle nouvelle de la mort de son meilleur ami, saint Basile, vint l'y trouver en 379 et l'affermir dans sa résolution de dire au monde un éternel adieu.

III. Saint Grégoire à Constantinople. — Grégoire ne devait cependant pas encore jouir du repos après lequel il soupirait. L'arianisme, sou3 Valens, étaitdevenu toùt-puissant dans une partie de l'empire ; à Constantinople, les catholiques, dépouillés successivement de toutes leurs

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