‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 69 sur 374 · Or.y 28, n. 21 : Ibid.t xxxn · texte numérisé non relu

Or.y 28, n. 21 : Ibid.t xxxn

particulier; aprçs quoi, le quatrième élucide les principaux textes scripturaires dont les Ariens se faisaient des armes contre la divinité du fils de Dieu, et le cinquième,, renversant toutes les objections, établit la divinité du Saint-Esprit, « d'une manière à ne laisser aucune réplique^) ». Deux autres discours, prononcés aussi tous les deux à Gonstantinople, le 20° sur le sacre et l'intronisation des évêques, le 32* sur la mesure et les bornes à garder dans les discussions, abordent souvent les mêmes sujets que les discours théologiques et s'en rapprochent de très près.

Les deux philippiques, ffTTjXiTsottxo», contre l'empereur Julien, discours 4 et 5, n'ont été composées qu'après la mort du prince (26 juin 363), et selon toute apparence n'ont jamais été prononcées. L'auteur y vouait au mépris des contemporains et de la postérité l'apostat qu'il avait vu et deviné dans les écoles d'Athènes. On y sent bien plus le souffle de la passion que l'accent profond d'une émotion vraiment chrétienne. La vivacité de l'invective atteste quelle avait été la grandeur du péril et des craintes.

Le discours n° 2, dans lequel Grégoire explique et justifie sa fuite après son ordination sacerdotale, n'a sans doute jamais été porté dans la chaire, tant il est étendu, sous sa forme actuelle ; il est fort à croire que la partie purement apologétique en fut seule prononcée, Tan 362, et que l'orateur, remaniant plus tard son travail, en fit l'ample traité que nous possédons sur la sublimité de l'état ecclésiastique. Ce sera le modèle de saint Chrysostome dans ses six livres Sur le sacerdoce (2), de saint Grégoire le Grand dans son Liber régulas pastoralis (3). Point de source à laquelle ils aient l'un et l'autre plus largement puisé.

1. Bossuxt, Déf. de la Tvad. et des SS. Pères , t. II, ch. xr.

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