‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 70 sur 374 · Cf. Infra, § 94, h · texte numérisé non relu

Cf. Infra, § 94, h

Saint Grégoire, dans ses autres discours, traite les thèmes les plus variés. On l'y voit s'inspirer ici d'une fête de l'Eglise, là d'jn article du symbole ou d'une obligation de la vie chrétienne. Ailleurs il célèbre la gloire de quelques martyrs fameux, rend hommage à la mémoire de ses parents et de ses amis, raconte dans un but d'apologie les faits saillants de sa propre carrière.

Parmi les commentateurs des discours du saint Grégoire, Elie de Crète, au xV siècle probablement, jouit d'une particulière estime.

V. Lettres et Poésies de saint Grégoire. — Le saint docteur, à la prière de son jeune parent Nicobule, avait luimême recueilli la plus grande partie de sa correspondance (1). Les Bénédictins comptent 243 lettres, qui, presque toutes, appartiennent aux jours de la retraite silencieuse d'Àrianze (383-389), et nous initient à maints détails de la vie de l'auteur ou de ses amis et de ses parents. Somme toute, il y est rarement question de théologie. Une lettre naguère fréquemment citée, la lettre 243e au moine Evagre (2), veut expliquer par voie d'analogies et de comparaisons, les relations du Fils et du Saint-Esprit avec le Père, au sein de la substance divine, dont ces relations personnelles ne sauraient entamer la parfaite et indivisible unité.

Ces lettres sont d'une forme excellente; elles sont notamment riches, dans leur énergique brièveté, de pensées et de tours. Mais ne les croyez pas écrites au courant de la plume ; souvent elles ne trahissent que trop le travail et l'apprêt ; au-delà de son correspondant, saint Grégoire, en plus d'une occasion, aperçoit tout un cercle de lecteurs : il écrit pour le public. La période qui vit paraître la plupart des lettres du saint

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