Ep. 52-53 : Migre, P. G., xxxvii
2. P. G , xlvi, 1101-1108, inter opéra S. Greg. Nyss. ; cf. xxxvu, 385 ;
docteur, vit aussi éclore la plupart de ses poésies. Grégoire, dans la pièce In suos versus (1), nous dit lui-même précisément pourquoi, sur le seuil de sa, vieillesse, l'envie Ta pris d'échanger la prose contre les vers. Autour de lui, nombre d'hérétiques, les Apollinaristes en particulier, faisaient du vers et du cantique une arme pour répandre leurs doctrines dans le peuple ; Grégoire eut à cœur de les suivre sur leur terrain et de les y battre. Déjà pendant le règne de Julien, pour remplacer la lecture des poètes profanes, interdite aux chrétiens, il avait imité les formes diverses de leurs ouvrages dans des poèmes religieux. L'ermite d'Arianze reprit ce travail au déclin de sa vie, afin de sauvegarder les mœurs de la jeunesse chrétienne, et il s'en servit pour exhaler librement ses inquiétudes et ses chagrins. Mais la poésie de Grégoire n'est le plus souvent que de la prose versifiée, traînante et redondante. On ne sent guère un peu de poésie que dans quelques pièces élégiaques (2) ou satiriques de courte haleine. 11 y a d'ailleurs des pièces de genre gnomique, des poésies morales, des morceaux didactiques concis et substantiels que saint Grégoire a bien réussis. Le poème De vita sua, de tous le plus long, puisqu'il comprend 1949 vers, est une des sources les plus précieuses pour la biographie du poète.
Rien de plus varié que le mètre de Grégoire. Les principaux mètres de la prosodie classique foisonnent dans son œuvre ; mais parmi un chiffre énorme de trimètres,