Or. 12, n. 6 : P. G., xxxv
trons-nous la lumière sous le boisseau et déroberons-nous à nos frères la divinité parfaite du Saint-Esprit? Ne fautil pas, au contraire, que la lumière soit placée sur le chandelier et luise à toutes les Eglises, à tous les esprits, à tout l'univers? Ne faut-il pas qu'au lieu d'être montrée dans une image et offerte à l'esprit à travers les nuages, elle brille de tout son éclat ?(1) » Et, dans l'oraison funèbre de son ami (2), « les malheurs des temps, nous dit saint Grégoire, et les angoisses personnelles de Basile avaient obligé ce grand homme à n'exprimer son sentiment qu'avec mesure et circonspection ; mais, exposé à de moins graves périls, je puis m'exprimer pour ma part en pleine liberté ».
Sur le Filioque, le saint docteur se montre moins net et moins précis que l'archevêque de Césarée. II ne laisse pourtant pas à maintes reprises de reconnaître ce dogme et d'admettre que le Fils est, aussi bien que le Père, le principe du Saint-Esprit. Devant les Pères du deuxième concile œcuménique de Constantinople (381), l'orateur (3) nomme la première personne tfvxpxoç, la seconde àpyrf, la troisième xb iifzàzr^ àp-fâç; ce qui implique forcément une relation d'origine, spiration active et spiration passive entre le Fils et le Saint-Esprit. Mais ailleurs (4), le Saint- Esprit est nommé d'une façon expresse, « le terme de l'union des deux », celui qui procède à la fois du Père et du Fils. Le poème des Préceptes aux vierges (5), se ferme sur ces vers qui résument le déploiement de la nomade eu une trinité : « Un seul Dieu va du Père par le Fils vers l'Esprit saint, car la divinité parfaite subsiste en personnes parfaites. »