‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 76 sur 374 · Ibid., xxxvn · texte numérisé non relu

Ibid., xxxvn

VIII. Editions complètes. — Parmi les vieilles éditions complètes de saint Grégoire on aperçoit au premier rang celle de Billius et Morel, Paris, 1609-1611, 2 vol. in-fol., réimprimés à Paris, 1630, et à Cologne (Leipzig), 1690. — La meilleure édition est celle des Bénédictins de Saint-Maur, que la mauvaise fortune toutefois semble avoir poursuivie. Le l°r volume, qui comprend tous les discours, usa la vie de maints travailleurs, avant de paraître par les soins de D. Clémencet, Paris, 1778, in-fol. La Révolution française empêcha de mettre la dernière main au IIe volume, qui aussi bien ne fut publié qu'en 1840 par Gaillau. On y trouve le recueil le plus complet des lettres et des poésies de saint Grégoire. Discours, lettres et poésies, tout dans l'édition des Bénédictins porte un autre numéro que dans l'édition de Billius et Morel ; cr. Fessier, lnstit. PattoL, t. I, 747-762 (1850-1851). L'édition des Bénédictins est reproduite, avec nombre d'appendices, dans Migne, P. G., xxxv-xxxvin, Paris, 1857-1858. — V. en outre, sur les éditions de saint Grégoire de Nazianze, Fabricius-Harles, Bibl. Grxca, vin, 392-404; Hoffmann, Lexique bibliogr. de toute la litt. des Grecs, 2* édit. n, 173- 184 ; Engelmann, Bibl. script, class., (8) i, 349.

IX. Editions modernes de divers ouvrages ; études spéciales. — S. Basilii... et S. Gregorii Theol. vulgo Nazianz... opéra dog~ matica selecta (S. Greg) OraL de dogmate et constitue ione episcopomm,

orationes theologxcx, Epistolœ ad Cledonium, Epist. ad Nectarium éd.

Goldhorn, Leipzig, 1854 (IIe vol. de la bibliothèque de Thilo). — Alzog a publié à part YApologie de sa fuite, Fri bourg, 1858-1868, in-8° ; Sommer, l'Eloge funèbre de Césaire, Paris, 1875, 1885, in-8% et le Panégyrique des Macchabées, Paris, 1891, in-8°. — Une faible partie du Discours sur le saint baptême, n. 45, a élé rééditée par Gaspari, Anciens et nouveaux documents pour V histoire du symbole baptismal et de la Règle de foi, p. 21-24, Christiania, 1879. — On trouve quelques poésies épiques et didactiques de saint Grégoire, avec un texte soigneusement revu, dans Christ et Paranikas, AnUiologia grxca carminum christianorum, p. 23-32, Leipzig, 1870, in-8° ; cf. Proleg., p. 12-15. — Un hymne isolé dans Jahn, Eclogx e Proclo de philosophia Chaldaica. Accedit hymnus in Deum platonicus, vulgo S. Greg. Naz. adscriptus, nunc Proclo Platonico vindicatus, Halle, 1891, in-8*. Les deux poésies rhythmiqueB (YExhorlatio ad virgines, et Y Hymnus vespertinus) ont eu pour dernier éditeur W. Meyer, dans les Travaux de l'académie royale de Bavière, l#r class.. t. XVII, sect. 2, Munich, 1885, p. 400-409; cf. p. 313-315. V. aussi Fr. Hanssen, dans le Philologue, t. XLIV, p. 228-235, Gœttingue, 1885; Edm. Bouvy, Poêles et Mèlodes, p. 133-13S, Nîmes, 1886.

Sur les poésies de saint Grégoire en général, V. Schubacb, De b. pa-

tris Gregorii Nazianzeni Theologi carminibu* commentatio palrologica, Gobleatz, 1871, in-8°; Stoppe], Quasstiones de Greg. Naz. poetorum scenicortim imitations et arte metrica, Rostock, 1881, in-8°. — V. sur le livre VIII de VAnthologia Palatina, Christ, Hist. de la Hliérat. grecque, 2* éd., p. 444, Munich, 1890. — A. Ludwich, dans le Musée Rhénan de philologie, nouv. série, t. XLI1, p. 233-238, Francfort- sur-le-Mein, 1887. — Cf. G. Knaack, dans les Nouv. annales de philol. et de pédagogie, t. GXXXV, p. 619-620, Leipzig, 1887.

Christus pa tiens, tragœdia christiana... Gregorio Naz. falso attributa. Rec. Brambp, Leipzig, 1885, in -8°. Cf. Le même, De auctoritate tragœdùe christ, qux inscribi solet Xptrcàç itàff^wv, Greg. Naz. falso attribuUe, Eichstslt, 1883, in-8°. — Sur ce drame du xn« siècle, le seul de l'époque byzantine qui nous soit parvenu, v. Krumbacher, Hist. de la liit, byzantine, p. 356-359, Munich, 1891.

X. Commentaires anciens des discours et des poésies de saint Grégoire. — Migne, P. G., xxxvi, a publié les commentaires d'Elie de Crète sur les 19 discours, éd. Jahn, avec diverses scolies, col. 737-932 ; les commentaires de Nicétas Serronius sur les Discours 1 et 2, éd. Matthaei, col. 933-984 ; ceux de Nonnus sur les 2 discours contre Julien, éd. Montaigu, sur l'Eloge funèbre de saint Basile et sur le Discoure in iancta lumina, éd. Mai, col. 985-1072 ; les scolies de Basile sur les 2 Discours contre Julien, éd. Boissonade, et sur l'Eloge funèbre de Césaire, éd. de Sinner, col. 1073-1206 ; les scolies d'un Anonyme sur les Disc, contre Julien, éd. Montaigu, çol. 1205-1256. On trouve au*si par manière de supplément, P. G., cxxvn, 1177-1480, Nicetœ Serronii Heracleencis melropolitx Expositio in orat.% 38, 39, 40, 45, 44, 41, non dans le texte original, mais dans la version latine de Billius.

Sur les commentaires de c l'abbé Nonnus, » V. Patzig, De Nonnianis in IV orationes Gregorii Naz. commentariis, Leipzig, 1890, in-4°(Progr.). Selon Patzig, ces commentaires ont paru dans les premières années du vi- siècle en Palestine ou en Syrie ; ils ont usurpé plus tard, on ne sait trop pourquoi, le nom de Nonnus. — Quant aux commentaires de saint Mazime le confesseur sur quelques discours de saint Grégoire, v. imfra, § 84, m. — Piccolomini et Norden ont publié d'autres scolies : Piceolomini, Estratti inediti dai codici greci délia Bibliotheca Mediceo- Laurenziana, p. 1-45, cf. Préf., iu-xlu, Pise, -1879, in-fol. Norden, Scholia in Gregorii Naz. orationes inedita, dans l'Hermès, t. XXVII, 1892, p. 606-642. Cf. Norden, dans la Rev. de théol. scient., 1893, t. II, p. 441-

Quant aux poésies, Migne a publié, P. G., xxxvm, les Commentaires de Cosmas de Jérusalem, v. Infra, § 82, vi ; la Paraphrase de Nicétas

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David, édit. Dronke (col. 681-842); et celle d'un anonyme (col. 843- 846). On trouve aussi, en supplément, P. G., cv, 577 582, la Préface de la Paraphrase de Nicétas David.

XI. Traductions. — Rufin d'Aquilée nous apprend lui-même (Hist. eccL, h, 9 : P. L., xxi, 520), qu'il a traduit en latin une dizaine des Discoure de saint Basile et autant des discours de saint Grégoire. Dès 1508, on imprimait à Strasbourg in -4°, huit discours de saint Grégoire dans la version de Rufln; V. Fessier, lnstit. Patrol., (1850 1851), t. I, 570, et cf. Scbœnemann, Bibl. hist. UtU Patrum lat., \, 627-628 : P. L., xxi, 39-40. Les Bénédictins n'ont pourtant pas inséré la version de Rufln dans leur édition de saint Grégoire, et Migne, P. G., xxxvi, 735-736, n'en donne que la Préface.

On a déjà mentionné, § 31, 2. 3, la traduction syriaque, publiée par de Lagarde et Martin, de la Lettre au moine Evagre sur la divinité, v. Supra y v- — Une profession de foi syriaque, soi-disant composée par Grégoire de Nazianze, mais de fait empruntée au formulaire de saint Grégoire le Thaumaturge et au début de son prétendu Kaxà pipoç itiffTiç, § 31, 1-2, a été publiée par Caspari, Âne. et nouv. documents pour Vhisi. du symbole baptismal..., Christiania, 1879, p. 810. —Une traduction en vieux russe des discours de saint Grégoire nous a été conservée dans un manuscrit du xi* siècle, à Saint-Pétersbourg ; mais nous n'en connaissons encore que des extraits ; V. Miklosich, Formulaires vieux Slovènes, Vienne, 1874, p. 28.

XII. Ouvrages sur saint Grégoire. — Ullmann, Grégoire de Nazianze, le Théologien, Darmstadt, 1825, in-8«;2« éd., Gotha, 1867. — Boebringer, L Eglise du Christ et ses témoins ou Vhist. de P Eglise en biographies, t. VIII, Stuttgard, 1876. — Benoit, Saint Grégoire de Nazianze, archevêque de Constantinople et docteur de l'Eglise, Paris, 1876, in-8° ; edit. revue, 1885, 2 vol. — Montaut, Revue critique de quelques questions historiques se rapportant à saint Grégoire de Nazianze et à son siècle, Paris, 1878, in-8°. — C. Cavalier, Saint Grégoire de Nazianze..., Montpellier, 1886, in-8°. — Hergenroether, Le dogme de la sainte Trinité d'après saint Grégoire de Naùanze, le Théologien,... Ratisbonne, 1850, in- 8°. — H. Wei8S, U exégèse des grands Cappadociens, Basile, Grégoire de Nazianze et Grégoire de Nysse, Braunsberg, 1872, in-8°. — Drsseke, Quœstionum Nazianzenarum spécimen, Wandsbeck, 1876, in-4". — Le môme, Mélanges d'études pat ristiques, Altona, 1889, p. 103-168 : Greg. de Nazianze; cf. Supra, § 31, ni. — Le même, Grégoire de Nazianze et ses rapports avec VApollinarisme, dans les Etudes critiques de Théologie, 1892, t. LXV, p. 473-512. — Huemmer, Saint Grégoire de Nazianze, le Théologien, et la doctrine de la grâce, Kempten, 1890, in-8° : travail de médiocre

valeur. — Asmus, Grégoire de Nazianze et la philosophie cynique, dans les Etudes critiquet de théol., 1894, t. LXVII, p. 314-339. — Voir, en outre, Chevalier, Répert. des sources hisL, 919-920. 2621.

XIII. Césaire de Nazianze. — Le frère cadet de Grégoire de Nazianze, Césaire (1), chrétien zélé comme lui, était médecin du palais impérial à Constantinople, sous les règnes de Constance et de Julien, et vivait dans la faveur de l'Apostat, qui faisait tous ses efforts pour le ramener au paganisme. Jovien et Valens le comblèrent aussi d'honneurs. Il projetait de rentrer dans la vie privée, lorsqu'il mourut, en 368 ou peut-être au commencement de 369» après quelques jours de maladie.

Il a paru sous le nom de Césaire quatre Dialogues (2), traitant par questions et par réponses des sujets les plus divers, mais surtout de matières théologiques; on les tient d'une voix presque unanime pour apocryphes.

I. Vie de saint Grégoire. — Saint Basile eut un frère puiné du nom de Grégoire, aussi célèbre que lui dans les annales ecclésiastiques, mais qui ne l'égale ni pour 1 éloquence ni pour le bel équilibre des facultés. A quelle date précise naquit Grégbire ? on ne sait; l'histoire même

i. V. Supra, ii.

2. Dialoffi IV Quxstioncs et responsiones(i&ï) ap. Gallaad,2?i6/. vet. Patrum *i, 1-152 ; et Migot, P. G., uimi, 851-1190.

de sa jeunesse est toute enveloppée d'ombres. Saint Basile s'occupa lui-même, ce semble, de son éducation ; du moins Grégoire, qui parle toujours de l'archevêque de Césarée avec autant de reconnaissance que de respect, se plaît-il, notamment dans ses lettres à Pierre son plus jeune frère, à saluer, comme lui, Basile des titres de Père et de maître (1).

Il remplissait dans l'Eglise l'office détecteur, quand il céda aux attraits du monde et se fit professeur de Belles Lettres, préférant, selon le mot de saint Grégoire de Nazianze (2), le nom de rhéteur à celui de chrétien. Suivant toute probabilité, n'en déplaise à nombre de critiques, il se maria. Mais les vives représentations de ses amis, celles en particulier de son glorieux homonyme de Nazianze, le rendirent à sa première vocation. Il descendit de sa chaire et s'enferma quelques mois dans la retraite ; il se résignait, malgré lui, pendant l'automne de 371, à se laisser sacrer par saint Basile et à monter sur le siège de Nysse, bourgade de la Gappadoce, ressortissant à la métropole de Gésarée.

La haine des Ariens l'y attendait, avec des luttes sans trêve et sans merci. Vers 375, un synode arien, convoqué par le gouverneur du Pont, Démosthène, déposa Grégoire, et, plusieurs années durant, Tévêque proscrit se vit réduit à errer dans le monde, pauvre épave, écrivait saint Grégoire de Nazianze (3), ballottée par le caprice des flots.

La mort de Pempereur de Valens, àla fin de 378, amena dans la situation politique de l'Eglise un revirement, et du retour de Grégoire à Nysse les applaudissements de ses ouailles firent un véritable triomphe. Dans l'automne

1, De hominis opîficio, prol. P. G,, tut, 125; In Hexaeme^-on, prol. et ppiK : lbid%% xux, 1>1-<U, 1*4 ; Ep* ad Petrum : /6tà.,xu, 237-240.

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