‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 77 sur 374 · A';». Il : /Aid.» xxxvu · texte numérisé non relu

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de 379, il assista au concile d'Antioche, réuni surtout pour éteindre le schisme mélétien. L'année 381 le vit siéger à Constantinople dans le deuxième concile général, et y jouer par sa science théologique un rôle prépondérant. On l'y salua du nom de « colonne de l'orthodoxie» ; et ce fut en exécution du II* canon du concile que Théodose promulgua la loi du 30 juillet 381 (1), excluant des Eglises de la province du Pont, à titre d'hérétique notoire, quiconque ne gardait pas la communion d'Helladius, le successeur de saint Basile à Césarée, celle d'Otréius, évêque de Mélitène en Arménie, et celle de Grégoire de Nysse.

Grégoire devait plus d'une fois reparaître à Constantinople; ce fut en 394 qu'il y fit son dernier voyage; il venait prendre part, sous la présidence du patriarche Nectaire, aux travaux d'un concile, en vue d'apaiser les querelles de quelques évêques arabes. Depuis lors son nom disparaît de l'histoire ; il est probable que sa mort suivit de près. La paix de ses dernières années avait été fréquemment troublée par les rancunes et les tracasseries mesquines de l'archevêque de Césarée, Helladius (2).

II. Exégèse. — Fertilité de la plume, étendue de la science, Grégoire de Nysse, au ive siècle, a compté peu de rivaux.

G* est sur l'exégèse que roulent la plupart des ouvrages qui nous restent de lui ; mais l'exégèse n'est pourtant pas sa gloire. Ici comme ailleurs, l'évêque de Nysse est pénétré d'admiration et de respect pour la science et la sagacité d'Origène; il en a le culte, et, presque partout dans son exégèse, il ne s'inspire que trop des principes herméneutiques du grand Alexandrin. 11 se plaît surtout à peser et à creuser chaque mot du texte sacré, pour en tirer un

i. Cod. Theod. L. III, de fide cath. TU. vi.

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