‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 79 sur 374 · Vnd,% xuv · texte numérisé non relu

Vnd,% xuv

psaumes, eî; xr,v Im^poL^ xûv ^aXjitov (1), sont, plus encore, le triomphe d'an allégorisme sans frein ; tout, aux mains de l'auteur, cède à sa manie d'allégoriser. Dans tous les psaumes, l'évêque de Nysse croit lire des manuels de piété et de vertu. Sur cette hypothèse, le premier livre (9 chap.) veut avant tout faire voir qu'une seule et même pensée a présidé au classement des psaumes dans notre psautier et que les cinq divisions du psautier actuel nous remettent sous les yeux les cinq degrés, les cinq échelons qui, peu à peu, nous mènent au sommet de l'échelle, c'est-à-dire à la perfection ; le second livre (16 chap.) étudie surtout, dans le texte des Septante, les titres des psaumes ; ces titres, aussi bien que les psaumes eux-mêmes, n'ont, tous sans exception, qu'un seul but, celui de nous guider dans la voie du bien (2). On y trouve annexée dans les éditions une homélie sur le psaume 6 (3).

Les huit Homélies sur l 'Ecclésiaste \ chap. i-ui, 13 (4), vont à montrer que ce livre « vraiment sublime et divinement inspiré » n'aspire qu'à « élever l'âme au-dessus des sens, et, pour peu qu'ici-bas elle renonce aux grandeurs et à l'éclat des apparences, à lui rendre la paix (5) ». Les quinze Homélies sur le Cantique des Cantiques, i-vi, 8 (6), d'une allure libre et hardie, font ressortir le vrai sens du texte sacré, en y voyant une allégorie et une allégorie littérale : « La lettre, dit saint Grégoire, ne nous parle que de noces, mais sous la figure d'un appareil nuptial, littOaXàjJuoç itaparceoi], on entend l'union de l'âme humaine avec Dieu (7). » D'après l'opuscule Sur lapytho-

Page 1