Hom. i : Ibid , xlit
nisse cTEndor (1), ce ne fut pas Samuel qui apparut à la magicienne (2), mais un démon revêtu de la forme du prophète.
Sur le Nouveau Testament, l'évêque de Nysse nous a laissé une Explication du Pater en cinq homélies (3) et, dans huit homélies, une Explication des Béatitudes, Math, v, 1-10 (4), Ces deux œuvres, de genre purement moral et dans la manière oratoire, ont toujours été fort estimées.
L'authenticité du commentaire sur I Cor. xv, 28, est contestée (5).
III. Métaphysique et théologie. — Dans le champ de la métaphysique et de la théologie, les travaux de saint Grégoire ont une bien autre importance et méritent une particulière attention.
Au premier rang, la Grande Catéchèse (6), en quarante articles ou chapitres, expose les dogmes fondamentaux du christianisme, en les défendant des attaques des païens, des juifs et des hérétiqnes. Le prologue nous avertit que l'auteur dédia son livre aux maîtres chrétiens; il voulait leur apprendre à se placer constamment au point de vue de l'adversaire, à île suivre pas à pas et à profiter de ses concessions.
Pour leur donner des modèles, dans le cours de son livre, c'est tantôt à l'Ecriture et à la théologie, tantôt à la métaphysique et à la philosophie que Grégoire emprunte ses meilleures armes. Sur le premier plan, il passe en revue tour à tour le mystère de la sainte Trinité, le dogme de la Rédemption par l'Incarnation du Verbe, le dogme del'efFu-
i Ibid., xlt, 108-113.