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les affaires ecclésiastiques et le déclarera totalement incapable de traiter avec un homme ayant de son autorité la conscience qu'en avait le pape Damase (1). N'était-ce pas une raison pour que les travaux scientifiques de Grégoire recueillissent une plus ample moisson d'applaudissements ?
L'étendue de sa science, la subtilité de son génie, la constance de ses études, l'entraînement de sa persuasion, l'effort de sa vie se concentrèrent particulièrement sur le dogme de la Trinité, sur celui de la résurrection du genre humain.
VII. Dogme de la Sainte Trinité. — Le rapide coup d'œil que nous avons déjà jeté sur les ouvrages de saint Gré* goire (2), nous fait voir qu'en Dieu, l'évêque de Nysse ne s'est jamais lassé de soutenir, avec l'unité de la nature, la trinité des personnes.
La conciliation de l'Unité et de la Trinité l'occupe et le préoccupe; mais il se fourvoie, quand, devançant, selon toute apparence, le réalisme extrême du moyen-âge (3), il affirme l'unité numérique de la substance ou de la matière jusque dans l'ordre de la création. «Avant tout, écrit saint Grégoire au début de son opuscule, qu'on ne saurait croire à la possibilité du trithéisme (4), nous tenons pour un abus véritable l'usage de désigner, avec le nom même de la nature au pluriel, ceux qui, par nature, ne sont pas distincts, et de parler de plusieurs hommes... Il y en a certes beaucoup qui participent à la nature... Mais il n'y a au fond qu'un seul homme, parce que, nous l'avons dit, le terme d'homme, loin de s'appliquer aux individus, désigne la nature commune du genre humain... Il vaudrait mille fois mieux corriger l'inexactitude de