Ibid., xlv
mais que, d'autre part, le Saint-Esprit ne laisse pas de procéder du Père, puisque l'entremise du Fils, en lui conservant à lui-même son caractère de Fils unique, n'efface pas la relation naturelle du Saint-Esprit avec la première Personne ».
Ailleurs, dans le Sermon contre les Macédoniens (1), le saint évêque résume ainsi la foi de l'Eglise : « Nous confessons que le Saint-Esprit prend place a côté du Père et du Fils, si bien qu'en ce qui touche la nature divine, les pensées et le langage d'un chrétien ne décèlent pas une ombre de distinction. Mais le Saint-Esprit, à nos yeux, est une personne distincte; car l'Ecriture nous apprend (2) qu'il vient de Dieu, et qu'il est l'Esprit de Jésus-Christ; en sorte qu'il ne partage ni avec le Père la propriété personnelle d'être inengendré, ni avec le Fils, celle d'être le Fils unique ». Plus d'une fois (3), saint Grégoire nomme le Fils la gloire du Père, et le Saint-Esprit la gloire du Fils.
Mais par quelle éternelle fécondité de l'intelligence et du vouloir divins l'unité de substance s'épanouit -elle en tri ni té d'hypostases? Et qu'est-ce qui fait de chacune des hypostases une personne distincte? Autant de questions qui ne s'élevaient pas encore et que l'évêque de Nysse n'a pasabordées.
VIII. La résurrection et las fins dernières. — L'homme, dans le plan du créateur, écrit saint Grégoire (4), est le lien, le chaînon qui relie l'un à l'autre deux mondes opposés ; il est le foyer du monde des esprits et du monde des sens, un splendide abrégé de l'univers, ixixpoxo<j{io<;. L'âme, n'en déplaise à Origène, ne préexiste point au