Cf. Infra, § 49, iv
§ 43. — l'àrianisme, etc. 19
Trinité, sous le nom de Févêque de Cyr, Théodoret (1).
J. Drœseke, Apollinaire de Laodicée, sa vie et ses écrits, avec un Appert' dice : Appollinarii Laodiceni guae supersunt dogmatica, Leipzig, 1892, in- 8°, dans les Textes et recherches... d'O. v. Gebhardt et A. Harnack, t. VII, fasc. 3 et 4. L'Appendice contient, dans un texte amélioré, V Antirrheticus contra Eunomium, c'est-à-dire les livres IV et V de l'ouvrage de saint Basile contre Eu nomius, les Dialogues sur la Trinité attribués à Théodoret, le traité de la Trinité attribué à saint Justin sous le titre d'Expositio rtctx fidei, la Fidei expositio ou la Kaxà pipoç iric-ctç de saint Grégoire le Thaumaturge, et des fragments du livre Sur F incarnation du Verbe avec nombre de fragments plus courts.
Sur la Kaxà pipoç irfaxiç et sur les homélies qui portent le nom du Thaumaturge, v. Supra, § 31, m. — J. Drœseke, l'Ouvrage d'Apollinaire de Laodicée contre Eunomius, dans la Rev. d'hist. eccL, 1889 -1890, t. XI» p. 22-61. — Le même. Les dialogues d'Appollinaire de Laodicée sur la sainte Trinité, dans les Eludes critiques de théoL, 1890, t. LXIII, p. 137-
Quant à la profession de foi, irepî xîj; <xapxa><rea>;, v. lnfra, § 45, x.
Nous avons, sous le nom du pape saint Jules, indépendamment de quelques fragments, quatre lettres ou dissertations grecques, en tout cas interpolées, qui reflètent l'esprit de l'apollinarisme et du monophystisme. On trouve le texte grec dans Migne, P. L., vm, 873-877. 929- 936. 953-961 ; dans P. A. de Lagarde, Titi Bostreni qux ex opère contra Manichxos edito in cod. Hamburg. servata sunt, grxce. Acceduni Julii Romani epistolx et Gregorii ThaumaU xaxà pipoç irfaxiç, p. 114-124, Berlin, 1859. — On trouve une version syriaque de ces lettres ou dissertations dans de Lagarde, Anale et a Syriaca, p. 67-79, Leipzig et Londres, 1858 ; — dans Veith, Epistolœ nonnullae sub Julii I nomine divulgatx, Breslau, 1862, in-8°. Cf. les sept fragments syriaques, sous le nom de saint Jules, dans Moesinger, Monumenta Syriaca, t. II, p. 1-5, Inspruck, 1878.
Le cardinal Mai a publié, sous le nom d'Apollinaire, des fragments exégétiques sur les Proverbes, sur Ezéchiel, sur Isale, Nova Patrum BibL, t. VII, Part. 2, p. 75-80. 82-91. 128-130, Rome, 1854. — Comme spécimen d'édition critique de la Paraphrase des Psaumes, A. Ludwich a fait paraître le texte revisé des Psaumes 1-3, Eœnigsberg, 1880, in-4° (Progr.) et des Psaumes 4-8, Ibid., 1881, in-4# (Progr.). Selon toute probabilité, c'est au faussaire Jacob Diassorinos (f 1563) qu'il faut imputer
i. CL lnfra, % 60, vm.
l'interpolation du texte vulgaire de la Paraphrase ; v. A. Ludwich, Une nouvelle contribution au portrait littéraire de Jacob Diassorinos, dans la Revue byzantine, 1892, t. I, p. 292-301. — J. Draeseke, La date de la Paraphrase des Psaumes d'Apollinaire de Laodicée, dans la Rev. de théol. scient if., 1889, t. XXXII, p. 108-120. — Cf. aussi les travaux signalés par Krom bâcher, Hist. de la UttéraL byzantine, Munich, 1891, p. 306, note 2. Draeseke attribue aussi à Apollinaire la paraphrase de l'Evangile de saint Jean, dont l'opinion régnante fait honneur à Nonnus de Panopolis (Ed. Fr. Passow, Leipzig, 1834, in-8°; — A. Scheindler» Leipzig, 1881, in -8°). V. la Gazette de litt. théol., 1891, col. 332, la Feuille hebdomadaire de philol. class., 1893, col. 349. Sur la valeur de cette hypothèse, sur le caractère de la paraphrase et sur les travaux paruB récemment à ce sujet, v. Bardenhewer, dans le Dict. de théol., de Wetzeret Welte, 2a éd., art. Nonnus.
Selon DresBeke, Apollinaire serait encore l'auteur de la tragédie du XpKjroc ftfltfxwv, laquelle certainement ne remonte pas au-delà du xi' siècle. Y. Drœseke, dans les Annales de Théol. prat., 1884, t. X, p. 057-704.
Au nombre des premiers disoiples et des partisans leB plus zélés d'Apollinaire figure l'évéque schismatique d'Antioche,Vitalis. Drœseke, Etudes patristiques, p. 78-102. Altona, 1889, réclame pour Vitalis les Capitula duodecim de fi de, qui nous sont parvenus sous le nom de saint Grégoire le Thaumaturge. Cf. Supra, § 31, n.
On connaît encore deux autres disciples immédiats d'Apollinaire, Valentin et Timothée de Béryle. L'auteur de l'opuscule Adversus fraudes Apollinistarum cite quelques passages de leurs écrits. V. Migne, P. G., t. XXXVI, 2, 1947-1976. — Sur l'Histoire ecclésiastique de Timothée, v. Jn/ra, §61, u,
L'interpolateur des lettres de saint Ignace d'Antioche témoigne d'idées apollinaristes. Cf. Supra, § 10, ni.
§44. — Eusèbe de César ée.
I. Vie d'Eusèbe. — Avec Eusèbe Pamphile, l'âge d'or de la littérature patristique s'ouvre par les plus brillants travaux. Mais, faute d'une vigueur d'esprit et d'une fermeté
de conscience qui répondissent à sa vaste érudition, Eusèbe, malgré la fécondité de sa plume et l'exceptionnelle valeur de quelques-uns de ses ouvrages, n'a laissé qu'un souvenir équivoque et un nom obscurci.
La Palestine, qui fut le théâtre de son activité, avait été son berceau vers Tan 265, et Césarée, avant de l'appeler sur son siège épiscopal, lui avait ouvert ses écoles et ses bibliothèques. Il y suivit pendant de longues années les doctes leçons du prêtre Pamphile, et, par respect comme par reconnaissance pour son maître, pour son père spirituel, il s'honora d'ajouter le nom de Pamphile au sien. Lorsque Pamphile, dans la persécution de Maximin, fut jeté en prison, Eusèbe ne le quitta pas; au fond de leur cachot, ils composèrent ensemble l'Apologie d'Origène (1)- En 309, Pamphile couronna sa vie par le martyre, et à cette chère mémoire Eusèbe consacra plus tard une ample biographie en trois livres (2). Peu s'en fallut qu'il ne tombât lui-même sous les coups des persécuteurs ; il s'enfuit de Césarée à Tyr et de là passa en Egypte. 11 y fut arrêté et emprisonné; combien durèrent sa détention et ses souffrances pour la foi? on ne le sait pas au juste. La paix rendue à l'Eglise, Eusèbe, en 313 probablement, monta sur le siège de Césarée ; la faveur de Constantin, converti dès 312 au christianisme, l'y vint trouver, et lui permit, sans se démentir jamais, d'avoir sur les affaires religieuses de son temps une influence considérable.
Mais, aussitôt, les côtés faibles d'Eusèbe, servilité du caractère, imprécision et incohérence des opinions théologiques, éclatent au grand jour et paralysent l'autorité de l'évêque en attristant son épiscopat. Le sens et la portée de la controverse trinitaire qui agite l'Eglise, sont pour lui lettre close, et c'est au prix de concessions réciproques