De hom, opif.% ch. xxvm : Ibid., xliv
dont le cachet lui a imprimé l'image, mais, au jour de la restauration universelle, on la verra retrouver et reprendre tout ce qui répond à l'image de la forme. Or, ce qui sans aucun doute y correspondra, ce sont les éléments mêmes primitivement empreints de la forme. »
Dans le dialogue De Cdme et de la résurrection (1), Macrine tient que l'âme reste toujours, fût-elle séparée, près des éléments de son corps, que « sa faculté de connaître l'attache à son bien et l'empêche de s'en éloigner ». A quoi saint Grégoire souscrit en ces termes :
« L'âme demeure, même après la mort, à côté des éléments au milieu desquels elle a toujours vécu ; on dirait qu'elle est là pour garder son bien ; dans le mélange des corps de même nature, elle ne perd pas son corps de vue ; si subtile et si agile est sa pensée que, les éléments fussent-ils morcelés à l'infini, elle ne se trompe pas. Une parcelle de sa propriété va-t-elle s'unir à quelque corps de même nature ? L'âme se partage à son tour; elle suit, toujours vigilante, cette parcelle, quand elle va se perdre dans le tout; jamais elle ne l'abandonne, où que la nature l'emporte et de quelque façon qu'elle la puisse employer. »
Saint Grégoire en plus d'un endroit (2) étudie de près l'état des corps ressuscites. Sa théorie des fins dernières a soulevé dès l'antiquité force critiques.
«Tout ce que la résurrection, dit-il, ramène à l'existence, n'entre pas dans la même vie. Un abîme sépare ceux qui sont purifiés d'avec ceux qui ont besoin de l'être... Ceux en qui l'eau du sacrement a lavé la souillure du vice, n'ont plus que faire d'autres expiations ; mais [ceux dont ce sacrement n'a pas effacé les taches, doivent nécessairement être purifiés par le feu (3). » Qu'est-ce à dire?
i. P. G., xuu, 76 ; Cf. col. 44-45.
2. De anim. et resurr. : P. G., xlvi, 148 et s.; Or. de motuis : Jbid., xlyi, 52t> et s.