‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 91 sur 374 · Or. catech.j ch. xxxv : P. G.t xlv, 92 ; Cf. ch. nu · texte numérisé non relu

Or. catech.j ch. xxxv : P. G.t xlv, 92 ; Cf. ch. nu

C'est qu'à la fia la nature est inévitablement rétablie dans l'état bienheureux, divin, exempt de douleur (1). Après de longs siècles, on verra le mal chassé de la nature au sein de laquelle il s'est glissé et qu'il enlace aujourd'hui de toutes parts ; on verra ceux qui sont aujourd'hui plongés dans le mal, rétablis dans leur état primitif. Point de créature alors qui ne fasse monter vers le Rédempteur ses cantiques de reconnaissance ; tous, jusqu'à l'auteur du mal, y mêleront leurs voix (2).

Impossible de le méconnaître, ce qu'ici Grégoire prêche, c'est Yapocatastase, la réconciliation finale de toutes les créatures pécheresses avec Dieu; partant les peines de l'enfer n'ont à ses yeux qu'une vertu médicinale et qu'une durée limitée.

De fait, la même idée se retrouve dans le dialogue De fâme et de la résurrection. A la fin des temps, y est-il dit, tous sans exception se réjouiront des biens de Dieu, c'està-dire vivront en Dieu (3). Quelle est donc surtout la différence d'une vie vertueuse et d'une vie coupable ? La voici : les uns atteignent plus vite, les autres plus lentement à la béatitude (i) qui leur est promise à tous ; rien de plus.

Mêmp doctrine dans le sermon Sur les morts. Si le pécheur ne s'est pas purifié sur la terre « par la prière et la philosophie », ce sera dans l'autre monde au feu de le purifier (5); le mal disparaîtra totalement de la création; ainsi reluira partout la seule et unique beauté de Dieu (6).

Sans doute Grégoire de Nysse parle souvent de l'éternité des peines de l'enfer. Il insiste (7) avec énergie sur l'inex-

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