‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 96 sur 374 · Ep. 18, n. 9 : Mignb, P. L., xxii · texte numérisé non relu

Ep. 18, n. 9 : Mignb, P. L., xxii

Pères de l'Église, T. II. 9

plaît à reconnaître et s'efforce de conserver les nombreux éléments de vérité contenus dans les théories de Plotin. 11 parle la langue de l'école où se forma sa jeunesse et reste fidèle aux lois de la discipline du secret.

Peut-être a-t-il connu et mis à profit les décrets du synode d'Alexandrie de Tan 362; il emploie en tout cas le terme d'hypostase dans le sens fixé par ce concile (1) ; les Macédoniens qui y furent condamnés pour la première fois ne sont-ce pas ces hérétiques de son temps caractérisés par Denys comme a: ne croyant pas véritablement à l'existence du Saint-Esprit (2) ? • Sans nommer l'apollinarisme rejeté par le même synode, il ne cesse de nous mettre en garde contre cette erreur, en répétant à satiété que le Seigneur est devenu « véritablement homme, selon la nature humaine tout entière (3) ».

Si, pour caractériser l'union des deux natures (4), l'auteur se rencontre presque mot pour mot avec le symbole du concile de Ghalcédoine (5), il ne s'en suit pas nécessairement qu'il n'ait écrit qu'après ce concile (451), puisque les mêmes expressions et* dans le même sens se trouvent aussi dans d'autres écrivains du ive siècle et même dans Origène (6). Aussi Denys se réclame-t-il de t l'ancienne tradition (7) », d'une longue série de théologiens (8), entre lesquels il nomme expressément c saint Ignace (9) » et le « philosophe Clément (10) ».

1. Il reconnaît trois hypostases dans l'unité divine. De div. nom., i, 4 ; 2, 5. De cœl. hier., 7, 4.

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