‹ Les pères de l'église; (volume 2)Chapitre 97 sur 374 · Ibid., 5, 9. Clément d'Alexandrie sans aucun doute · texte numérisé non relu

Ibid., 5, 9. Clément d'Alexandrie sans aucun doute

§ 52. — DENYS DIT L'àKÉOPÀGITB 131

Dans les écrits qui nous occupent le monachisme apparaît comme une institution complètement organisée et qui a déjà une longue existence ; les rites et les cérémonies de l'Eglise ont tout leur développement et sont fixés dans le moindre détail ; le christianisme est répandu par toute la terre (1), et bien réduit est le nombre des railleurs païens (2).

S'il faut donc conclure, sans hésitation aucune, de l'inspection même de ces écrits, qu'ils ne peuvent être antérieurs à la seconde moitié du ive siècle, tout ce qui fait allusion à l'Aréopagite semble trahir la main d'un faussaire, mais d'un faussaire médiocrement habile et soutenant mal ses prétentions.

Hipler (1861) a essayé de prouver que l'alternative : disciple de saint Paul ou faussaire, n'est pas rigoureuse. À son avis l'auteur ne veut nullement se donner pour auditeur de l'apôtre des gentils et premier évêque d'Athènes. Mais des lecteurs malavisés, le tenant pour tel, ont, dans le sens de leur prévention, d'abord interprété, puis modifié, les textes obscurs, altérations qui dans la suite fortifièrent Terreur. Ainsi dans le célèbre passage déjà cité de la septième Epître, il n'était pas question du soleil qui s'obscurcit à la mort du Sauveur, mais bien d'un « jaillissement de lumière par la croix salutaire » ; ixXstyewç est une altératipn pour son contraire kcXà^ew;; Denys avait vu à Héliopolis un phénomène céleste analogue aux apparitions de croix qui eurent lieu à Jérusalem sous Constance et Julien (3). Dans le passage De div. nom. il ne s'agit nullement d'une visite àla Sainte Vierge, mais d'un voyage, « pour voir le signe qui engendre la vie et porte Dieu » ; rà|UK<>c serait une prétendue correction de la vraie leçon <n{px-?o<; ; selon toute apparence, Denys est allé en

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